18 ans de prison ferme pour Abderrahmane Achour
Le tribunal criminel près de la cour d’Alger a rendu son verdict hier matin dans l’affaire de détournement de 2100 milliards de centimes. Les deux principaux accusés qui avaient auparavant fui au Maroc, ont écopé chacun d’une peine de 18 ans de prison ferme, alors que les autres autres ont eu droit à une peine allant de 5 ans à 10 ans. Le président de la Banque Nationale d’Algérie lui a été acquitté.
- Le verdict est tombé vers 11h30. C’est ainsi qu’Achour Abderrahmane a été condamné à 18 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs, dilapidation de fonds publics, escroquerie et émission de chèques sans provisions. Poursuivi pour quasiment les mêmes griefs, son acolyte A.Rabah a été condamné à une peine identique. S.Baghdad, le beau-frère d’Achour et sa secrétaire-complice M.Hassiba ont tout deux écopé de 18 ans d’emprisonnement ferme.
- Le tribunal prononcera par ailleurs une peine de 14 ans d’emprisonnement à l’encontre du directeur régional de la BNA, du directeur de l’agence de Cherchell et du directeur régional.
- La directrice de l’agence de Bouzaréah et le sous-directeur de l’agence de Cherchell ont tous deux écopé de 10 ans de prison ferme pour dilapidation et association de malfaiteurs, tandis que le chef de la section de Bouzaréah en a pris pour 7 ans, le cadre de l’agence de Koléa pour 6 ans, les complices de Achour pour 5 ans, 2 années pour les épouses de Achour et son associé et un an de prison avec sursis pour le directeur régional et l’inspecteur général de la banque pour négligence avérée ayant causé la dilapidation des deniers de la banque.
- Le PDG de la BNA a été reconnu non coupable ainsi que quatre autres accusés. Aussitôt le verdict tombé, des hurlements ont fusé de la part des familles et des condamnés eux-mêmes sauf Achour qui est resté imperturbable.
- La séance a été suspendue durant une demi-heure au terme de laquelle le président du tribunal a achevé la prononciation de la condamnation à 20 ans de réclusion et un million de dinars d’amende en plus d’un mandat d’arrêt international contre l’accusé en fuite, ce qu’avait requis la partie civile.
- C’est ainsi que le rideau est tombé sur le scandale de détournement de 2100 milliards de centimes qui a tenu le public an haleine pendant deux semaines entières.