2.500 Daechiens fuient la Syrie, l’Irak…pour le Sahel
Smaïl Chergui, Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine (UA) a déclaré que 2.500 éléments du groupe Daech ont fui les zones de combat en Irak, en Syrie et au Yémen pour la région du Sahel et se trouvent actuellement au Soudan, mettant en garde contre le danger qu’ils présentent pour les pays de la région, y compris l’Algérie.
Le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’UA a également mis en garde contre le risque que présentent les alliances entre organisations terroristes et gangs criminels activant dans le trafic de drogue, d’armes et d’êtres humains.
Par ailleurs, il a fait un exposé sur la situation sécuritaire en Afrique indiquant que « la menace terroriste persiste en Afrique, d’où il fallait élaborer une stratégie commune afin d’immobiliser les terroristes et trouver des mécanismes de lutte contre l’extrémisme violent».
Lors de son allocution prononcée mercredi devant des experts dans lutte antiterroriste et attachés militaires occidentaux au siège du MAE, il a souligné le nouveau danger qui plane sur le Sahel après l’arrivée au Soudan de 2.500 combattants de Daech qui ont fui la Syrie, l’Irak et le Yémen.
« Ils forment de petits groupuscules mais dangereux », affirme-t-il, en rappelant les répercussions de la défaite de Daech en Libye: « Certes, Daech a été battu en Libye. Toutefois, ses éléments forment des cellules pour relancer leur activité et se dirigent vers le Sahel».
L’orateur est revenu sur le lien établi entre des groupes terroristes et le crime organisé estimant qu’ « il faudrait renforcer la coopération et créer des mécanismes bilatéraux et régionaux en vue de leur faire face».
Par ailleurs, il a fait savoir que les terroristes ont commis 1.600 attentats en une année à travers le monde ayant fait 14.000 victimes.
En vérité, le haut responsable de l’UA a reconnu « des complications dans la lutte contre le terrorisme », rappelant « la bonne maîtrise » des nouvelles technologies par les combattants de Daech pour échanger des messages et des informations entre eux.
En outre, il n’a pas omis de souligner la situation précaire au Niger, dont « la menace terroriste plane sur ces trois frontières, ainsi que sur le Burkina Faso et le Mali».
Pour conclure, il a présenté le bilan général de l’activité du Commissariat, dont la mise sur pied d’un réseau regroupant les associations des victimes de terrorisme, des rencontres de connaissance entre les responsables des différents services de renseignement ainsi que la création d’un réseau de communication sécurisé.
Profitant des « résultats positifs » communiqués par son compatriote Smaïl Chergui, le secrétaire général du MAE, Hassan Rabhi a lancé appel aux Africains en faveur de sa réélection à la tête du Commissariat, rappelant l’assistance que l’engagement de l’Algérie et celui de la communauté internationale à savoir « vaincre le terrorisme, construire la paix et offrir les conditions adéquates pour le progrès social».
Rabhi a également fait savoir à l’assistance que l’Algérie mettait son expérience dans le domaine de la lutte contre le terroriste et l’extrémisme violent à la disposition de ses partenaires bilatéraux et régionaux.