200 erreurs médicales et les maternités assimilées aux boucheries
Le nombre de plaintes pour erreur médicale enregistrées dans des hôpitaux publics et cliniques privées en Algérie est de 200. Il s’agit là d’affaires relatives dans la plupart des cas à la gynécologie et pour lesquelles l’enquête de l’ordre des médecins se poursuit.
- Le président de l’ordre des médecins Mohamed Bekkat Berkani a affirmé que ce chiffre est loin de refléter la réalité sur le nombre d’erreurs médicales en Algérie, car les victimes ne se plaignent pas toujours, ne voyant pas les conséquences de l’erreur ou ne connaissant pas la procédure à suivre dans ces cas là.
- D’autres en revanche ont recours à la justice et présentent l’affaire comme étant administrative pour recevoir une indemnisation sans que le médecin responsable de l’erreur ne soit sanctionné.
- Docteur Berkani souligne que la plupart des erreurs médicales ont trait à la gynécologie, à la chirurgie des voies urinaires et à l’ORL. Le ministère de la santé a récemment ouvert dans ce cadre une enquête sur les deux femmes décédées à l’hôpital d’Ouargla pour semble-t-il une erreur dans le dosage de l’anesthésique. A Constantine également, cinq femmes enceintes sont décédées la même nuit au service de maternité en début d’année.
- Notre interlocuteur relève par ailleurs que le conseil de l’ordre est restreint aux médecins algériens et qu’aucun praticien étranger n’y est déclaré. Le ministère de la santé en fait n’oblige pas les médecins étrangers à y être enregistrés, ce qui ouvre la voie à des impunités en cas d’erreur médicale, selon Berkani.