30% des intoxications alimentaires sur les campus universitaires
Le général-major Ahmed Boustila, le commandant de la gendarmerie nationale a instruit ses éléments pour renforcer les opérations de contrôle de la validité et de la qualité des produits alimentaires et de consommation, particulièrement en cette saison d’été. A cet effet, le plan Delphine souligne l’interdiction de la vente sur la voie publique et les plages dans le souci de préserver la santé du consommateur.
- Le contrôle des véhicules transportant des produits de consommation a été renforcé, au même titre que les contrôles inopinés dans les marchés et les commerces de repas-légers et de glaces.
- Les services de la gendarmerie ont également imposé dans les régions frontalières, une surveillance rigoureuse sur les produits de consommation, particulièrement ceux qui proviennent du Maroc comme la pastèque et le melon, souvent incriminés en cas d’intoxication, qui révèlent après analyses, leur irrigation avec des eaux usées.
- Les instructions de la gendarmerie ne sont pas fortuites puisque les intoxications alimentaires collectives sont particulièrement fréquentes en été. L’OMS parle d’une moyenne de 3 mille à 4 mille cas d’intoxication, annuellement en Algérie, provocant quelque 500 décès en raison de la consommation de produits avariés.
- Les chiffres inhérents aux intoxications alimentaires en Algérie indiquent que 30% des intoxications collectives sont enregistrées au niveau des campus universitaires, dont les réfectoires sont dépourvus de toute condition d’hygiène comme cela s’est traduit récemment à Annaba avec le décès d’une étudiante.
- Par ailleurs, 40% des intoxications sont recensées durant l’été, lors de mariage et fêtes familiales, alors que 10% des cas sont enregistrés dans les colonies de vacances, encore une fois à cause du non respect des règles d’hygiène.
- Selon une enquête menée par la Forem (Fondation nationale de promotion de la santé et du développement de la recherche), 50% des intoxications sont dues à la consommation de glaces impropres, et 30% ont pour cause la consommation de viande avariée. L’étude relève que 60% des algériens sont victimes d’intoxications.