5,5 millions de logements non assurés en Algérie
Ahmed Hadj M’hamed, Directeur Général de la société Salama Assurance Algérie, a révélé que l’assurance-vie Takaful a connu un taux de croissance record en Algérie, les trois dernières années, dépassant les 35% alors que le produit d’assurance classique a progressé à peine de 15%. Pourtant, la part de marché de la société qui offre des prestations conformes à la charia islamique n’a pas dépassé 5,3% en 2008.
- La société Salama Assurances Algérie, appelée précédemment El Baraka Oua Al Amane, est une filiale du groupe Salam Islamic Arab Insurance Company, qui est le principal assureur selon les principes islamiques dans le monde.
- Son Directeur Général a expliqué que l’arrivée de banques islamiques sur le marché algérien a permis de développer l’assurance “solidaire” (Takaful), d’autant qu’elle respectent les convictions religieuses des individus et des institutions dans les sociétés arabo-musulmanes.
- Notre interlocuteur précise que la formule de couverture islamique offre davantage de garanties. Ses produits offrent aux clients la possibilité de constituer une épargne pour la retraite, la protection de leurs familles, en cas de décès ou d’invalidité par l’attribution aux bénéficiaires d’un capital fixé d’avance, et permettent d’ouvrir droit à un capital en cas d’une maladie grave, ce qui est souvent exclu de la garantie par les assureurs classiques. Salama Assurance Algérie est également connue pour sa célérité dans l’indemnisation des souscripteurs à une assurance-auto.
- Le secteur des assurances en Algérie est un marché prometteur, souligne Ahmed Hadj M’hamed, d’autant que la couverture en matière d’assurance reste faible en Algérie. Le taux de souscription annuelle pour chaque algérien est de 12 dollars alors qu’elle est de 100 dollars en Tunisie et au Maroc. Seul 10% des 6,5 millions de logements sont assurés et pour les autres secteurs d’activités, c’est le même tableau.
- Le Directeur Général de la société Salama Assurance Algérie estime par ailleurs que le secteur des assurances a besoin de mesures légales et fiscales pour encourager l’épargne et booster l’économie algérienne.