Benghebrit appelle les contractuels à la sagesse et à la retenue
La ministre de l’éducation nationale, Nouria Benghebrit s’est réunie, jeudi soir, au siège de son département avec les partenaires sociaux et les représentants des enseignants contractuels dans une démarche de trouver une issue à la crise qui ébranle le secteur à moins de deux mois des épreuves du BAC.
Ont pris part à cette réunion qui a duré 5 heures, neuf (9) syndicats de l’éducation et l’association des parents d’élèves, à l’exception du Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) qui a manqué à l’appel, a-t-on appris de certaines sources.
A noter que Benghebrit s’est remarquablement penchée avec ses hôtes sur le problème des contractuels, en appelant les partenaires sociaux à s’impliquer dans le but de trouver une solution en tentant de dissuader les contestataires en grève de la faim à Boudouaou (Boumerdès) de renoncer à leur action.
« La Fonction publique a tranché sur la question. Ils (contractuels) n’ont qu’à participer au concours de recrutement», a affirmé Benghebrit.
Pour elle, certaines parties tentent d’instrumentaliser politiquement la cause des contestataires en leur demandant d’attendre une décision politique de sorte que la contestation perdure.
La ministre a rappelé aux partenaires sociaux qu’elle cherchait souvent à faire bénéficier au secteur des acquis de la Fonction publique, dont son département bénéficie annuellement de postes budgétaires.
Dans le même sillage, Abdelouahab Guellil, le chef de cabinet au ministère a indiqué vendredi à l’APS que le ministère appelait à nouveau les contractuels à « faire preuve de sagesse et de sens responsabilité pour reprendre les cours».
De leur côté, les manifestants ont décidé de poursuivre leur action pour le 12e jour consécutif. Sur le sujet, le secrétaire général du Conseil des lycées d’Algérie (CLA), Idir Achour a souligné que les enseignants contractuels vont poursuivre leur mouvement de contestation jusqu’à la prise en charge de leur revendication, à savoir l’intégration sans condition.
Outre l’intégration de tous les contractuels, le secrétaire général du Conseil des lycées d’Algérie (CLA) a proposé à la première responsable du secteur le maintien du concours de recrutement tout en réclamant l’ouverture de postes budgétaires supplémentaires.
Le PJD met en garde contre les répercussions de l’action des contractuels
Le Parti de la justice et du développement (PJD) a appelé le ministère de l’éducation à ne pas faire cavalier seul car la cause des contractuels est intimement liée de la stabilité de l’école et du sort des nouvelles générations.
Dans un communiqué rendu public, le PJD craint toute « recrudescence de nature à pousser à davantage de grogne sociale due essentiellement à la crise économique, la propagation sans précédent de la corruption… », en imputant « la crise actuelle au manque de confiance entre le citoyen et les institutions…».
Le parti de Djaballah s’est dit affecté par « la situation déplorable à laquelle sont confrontés des centaines d’enseignants-éducateurs qui prônent la solution pacifique pour défendre leurs revendications légitimes », tout en dénonçant les messages menaçants de la tutelle à l’endroit des manifestants.