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Visite sur le terrain : nos marchés,un sérieux risque sur la santé du consommateur

الشروق أونلاين
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Visite sur le terrain : nos marchés,un sérieux risque sur la santé du consommateur

« Travaillez ? Personne ne pourra vous dérangez d’ici 5 ans…le général a ordonné aux agents de police de bien traiter les citoyens…les équipes de contrôle et de lutte contre la corruption n’ont pas accès ici », telles sont des expressions lancées par des commerçants informels au marché Boumaâti à Alger, à notre adresse en ayant usurpé l’identité d’agents de contrôle.

Appuyés par des agents de police relevant de la Direction générale de la Sûreté nationale (Dgsn), nous avons pu entrer, en se prenant l’identité d’agents de contrôle de la qualité, dans l’un des plus grands marchés populaires les moins sécurisés, bien entendu, où l’on enregistre fréquemment des actes de vol, de pillage et d’agression au quotidien.

Pas de registre de commerce, ni autorisation

Au 10e jour du Ramadhan. Il était 14:30 lorsque nous sommes arrivés au niveau du siège de la sûreté de daïra d’El Harrach à l’est d’Alger, où nous étions reçus par le lieutenant de police Aziz Amrat, responsable de la cellule de communication et des relations générales de la sûreté de la circonscription d’El Harrach.

Tout en discutant sur les modalités du reportage à réaliser, nous étions montés dans une voiture de type Nissan «4X4», en compagnie du lieutenant et nombre de brigadiers et d’agents de police en direction du marché Boumaâti.

Ce dernier ressemble à une ruche, vu le nombre important de marchands et de visiteurs venant de plusieurs coins de la capitale ainsi que d’autres wilayas du pays.

A notre arrivée, nous nous sommes rapprochés d’un commerçant qui a exposé des fruits de tous types , à qui nous avons demandé s’il possède un registre de commerce et une autorisation d’exercer cette activité. Quelques instants après, nous étions surpris par plusieurs commerçants qui nous ont entourés. Dieu merci, des agents de police étaient avec nous, sinon il se serait produit peut-être quelque chose de déplorable.

Bien que nous nous sommes présentés comme étant d’agents de contrôle des prix, ces commerçants activant dans l’informel nous ont tous rétorqué que ce genre d’agents n’ont pas accès à ce marché et qu’ils ne les prennent pas au sérieux.

Ceci signifie l’absence la plus totale des représentants du ministère du Commerce qui prétend avoir mobilisé des équipes de contrôle afin d’assurer de passer le Ramadhan dans de meilleures conditions.

Ensuite, ces commerçants travaillant à l’informel nous ont demandé de quitter le marché, car d’après eux, personne ne détient ni de registre de commerce ni d’autorisation pour exercer cette activité.

En outre, ils se sont mis à répéter : « Le président nous a dit de travailler et personne ne pourra vous déranger …le général a donné des instructions aux policiers pour mieux traiter le citoyen…des équipes de contrôle n’ont rien à faire ici ».

Qui êtes-vous ? Partez avant qu’on ne donne un signal d’alerte ?

En dépit des menaces de ces commerçants et des consignes des policiers pour quitter les lieux, nous avions insisté de visiter d’autres points de ce marché qui constitue un sérieux danger sur le consommateur pendant ce mois sacré.

Des commerçants exposent leurs marchandises, constituées de différentes denrées de consommation comme les fromages, mayonnaise, du lait et ses dérivés en plein soleil brûlant sans aucune protection des rayons de soleil, qui peuvent à tout moment nuire à la santé du consommateur, s’il achète ces produits.

Insalubrité. Des commerçants ont mis en vente des morceaux de viande blanche dans des boites au milieu des mouches, de la poussière dans un espace où il n’y a pas de place à l’hygiène.

Un véritable paradoxe. Malgré le manque d’hygiène, la moindre condition de conservation pour les différents produits alimentaires exposés, ce marché connaît une grande activité.

S’étant rapproché d’un commerçant afin de donner des explications et à qui on a dit qu’il est de notre prérogative d’établir un procès verbal à remettre en justice, ce dernier nous a répondu de manière la plus vulgaire en répétant d’un air coléreux: « Qu’allez-vous établir ? des infractions ! De quoi vous parlez ? Où’ est l’ État ? …Cet état qui ne nous a même pas offert des conditions de mener une vie décente…pas de travail, pas de logement…pas de mariage ni de vie stable. Écoutez, nous sommes comme des réfugiés dans un pays de gloire et dignité…Quittez avant que je donne signal d’alerte qu’utilisent les commerçants informels de Boumaâti pour attirer l’attention de leurs collègues en danger !

A chaque endroit de ce marché, on retrouve les mêmes phénomènes. Des marchands envahissent les trottoirs poussiéreux où ils exposent leurs différents produits alimentaires, comme les dattes lesquelles exposées à quelques encablures seulement de l’arrêt de bus.

Propriétaires de locaux à caractère commercial: « Les commerçants informels nuisent à notre métier»

Tentant de savoir la situation des commerçants exerçant légalement et leurs problèmes rencontrés en raison de l’informel qui envahit cet espace, ces derniers ont manifesté leur détresse et se plaignent des commerçants informels lesquels nuisent à leur commerce.

Un commerçant interviewé dans sa boutique de produits alimentaires auquel nous avons demandé de montrer ses papiers n’a pas caché sa crainte quant au sort de son commerce qui risque de déclarer faillite à cause du marché parallèle, où des commerçants présentent des mêmes produits presque à moitié prix que les siens.

S’agissant des ces produits exposés dans le marché informel, notre interlocuteur nous a confié que ce sont les mêmes produits, dans la seule différence est bel et bien la date d’expiration, dont ceux des marchands parallèles ne durent qu’un ou deux mois pour expirer.

Il a fait porter l’entière responsabilité de cette situation déplorable à des entreprises voulant se débarrasser de leurs produits en les affichant à des prix très bas, ainsi qu’à l’absence d’agents de contrôle de qualité relevant du ministère du Commerce, lesquels se montrent très rigoureux à l’égard des commerçants activant de manière légale en laissant par contre les commerçants informels travailler à leur aise.

Il était 17 heures, lorsque nous avons quitté ce marché plongé dans l’insalubrité la plus totale où il n’y a aucun respect de la loi sur la santé du consommateur où des commerçants informels solidaires entre eux demeurent impunis.

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