Abdellah Djaballah pour le quotidien Echourouk: Bouteflika est fini !
Le président du front pour la justice et du développement, Abdellah Djaballah, a confirmé son intention de se retirer de la course des élections présidentielles de 2014, au cas d’émergences des indicateurs qui dévoileront le choix du pouvoir en place de son candidat, le considérant, comme un facteur qui entrave la concurrence équitable, et ce, en par apport aux expériences passées.
Il a considéré comme la maladie du président de normal et naturel. Le pouvoir et les institutions de l’État doivent travailler ainsi, ne pas rouler la question de la modification de la Constitution, ou reporter l’application de l’article 88 de la Constitution, sur l’incapacité du président à continuer à assumer ses fonctions, car l’intérêt de la nation l’exige. A travers un entretien accordé au quotidien Echourouk, il a divulgué toute la vérité sur la naissance du mouvement islamiste et son parcours qui a choqués ses enfants, en particulier ceux qui les ont rejoints plus tard, portant les laïcs comme responsables de l’échec des islamistes dans la gouvernance et de n’avoir pas mis en évidence le visage lumineux de l’islam politique. Comme, il a aussi induit la responsabilité de la propagation des scandales de corruption au système juridique actuel, qui tient à conserver les institutions sous sa tutelle et le contrôle des organismes de surveillance des fonds publics et la lutte contre la corruption sous toutes ses formes, y compris le système judiciaire et le Conseil de l’expertise.
Echourouk: Vous avez annoncé la semaine dernière votre retrait de la course aux prochaines élections présidentielles, du fait que personne ne s’est encore présenté, et que le suspense est toujours maître de la situation, comment justifiez-vous cette décision ?
Abdallah Djaballah: Les élections dans les pays qui se respectent et qui considèrent leurs peuples, est un l’outil du peuple pour choisir ses dirigeants et de leur demander des comptes ensuite, mais dans
notre pays, ce n’est pas le cas, mais juste une mise en scène théâtrale. Toutes les élections que nous avons vécu n’ont aucune crédibilité, à l’exception de celle de 1991. Nous avons essayé à plusieurs reprises de convaincre les autorités que la tenue d’élections est une grande légitimité et une responsabilité historique, Elles sont une source de légitimité au gouverneur et facteur un de stabilité politique.
Mais, selonles déclarations présidentielles et gouvernementales, ont suscités de l’optimisme sur l’état de santé du président ?
Aucun humain n’est à l’abri d’une maladie. , mais l’intérêt de la nation est primordial, je crois que les décideurs ont failli dans ce sens, parce que la maladie du président n’est pas nouvelle. Mais au
cours de ces dernières semaines, son état s’est aggravé. Et selon les conditions des savants musulmans et autres pour exercer ses fonctions dans la prise en charge des affaires du pays est la bonne santé, et à défaut de cette dernière, il s’acquittera de ses responsabilités pleinement et sera obligé de démissionner. Et en Algérie, la constitution stipule dans l’article 88 sur les mécanismes qui font face à une telle situation, mais il n’a pas été utilisé jusqu’à présent, et je pense que le pouvoir n’est pas sincère avec le peuple à propos de la maladie du président.
Dans vos précédentes déclarations , vous avez déclaré que le pouvoir judiciaire a une grande responsabilité et essentielle dans la propagation du phénomène de la corruption ?
Parmi les raisons de la propagation de la corruption aussi, est l’absence d’un pouvoir judiciaire indépendant, et cette raison a une relation avec le facteur constitutionnel, que j’ai mentionné
précédemment, la Constitution de 1996 n’avait pas établi un pouvoir judiciaire indépendant, mais juste un instrument au service du pouvoir exécutif, et c’est l’une des principales raisons pour lesquelles la prévalence de la bureaucratie et la corruption dans le système judiciaire lui-même.