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Abderrahmane Achour raconte sa version des faits devant le tribunal

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Abderrahmane Achour raconte sa version des faits devant le tribunal

Abderrahmane Achour semblait serein lors de la séance d’avant-hier au tribunal. Il parlait en parfait intellectuel, usant de termes juridiques et s’exprimant en bon arabe littéral. Sa comparution régulière au tribunal pour différents griefs l’a peut-être exercé.

  • Le juge aux assises d’Alger a poursuivi l’audition de deux policiers impliqués dans une affaire de falsification d’un rapport sur Abderrahmane Achour, livré aux autorités marocaines. Achour a cependant fait l’évènement avec sa remarquable prestation et son assurance se considérant même comme victime des envieux pour sa réussite !
  • Il a affirmé avoir personnellement obtenu le rapport falsifié de son complice (D.Salem) en France.
  • Le premier auditionné (B.Hassane) était officier de police à la sûreté de wilaya de Tipasa, a affirmé que l’autre accusé (Z.Hachemi) qui occupait le poste de chef de sûreté de wilaya, l’avait contacté en 2004 lui demandant d’envoyer le rapport sur Achour Abderrahmane. Avec la mention d’un faux numéro de fax, le rapport a directement atterri chez Achour au Maroc.
  • L’officier Hassane ajoute qu’il n’était pas au courant, ce qu’il l’a amené à apposer sa signature sur le document. Le second accusé lui, a nié tout en bloc, y compris sa relation avec Achour. Cependant ces réfutations sont contradictoires avec le témoignage d’un ex accusé qui a auparavant bénéficié d’un non lieu.
  • Vers 18 heures, le juge appelle Achour à la barre, confiant, usant de termes juridiques, et soutenant qu’il était victime de tout ce qui lui était attribué. Il prétend avoir reçu des lettres de menaces anonymes, et que tout les trois mois, des procédures étaient engagées à son encontre sur la base de plaintes anonymes.
  • Il dit que beaucoup lui en voulaient pour sa réussite et que ses problèmes avaient commencé lorsqu’il avait obtenu un crédit de l’Agence de la BNA à Ain Benian, qu’il n’a pu rembourser par la suite. Il fut traduit en justice en 2003, mais il a payé sa dette, explique-t-il. «D’autres m’ont créé des problèmes», a-t-il poursuivi. Achour enchaine ensuite avec une autre affaire d’escroquerie en 2002, et de peur d’être condamné à trois ans de prison, il a pris la fuite vers le Maroc, d’après ses propres dires. Quand le procureur général lui demande pourquoi il n’est pas resté en Algérie pour se défendre, Achour évoque des envieux et sa crainte de se faire impliquer dans une affaire de drogue ou de trafic d’armes !
  • Pour le rapport falsifié, Achour a soutenu l’avoir reçu de son complice en France, ce que le procureur général ne paraissait nullement croire. Ce complice (D.Salem), absent, devait témoigner à la séance.
  • Abderrahmane Achour a utilisé le document près du tribunal marocain pour entraver la procédure de son extradition vers l’Algérie. Sur la falsification du rapport, Achour soutient qu’il est authentique, mais le juge et le procureur général ne tardent pas à démonter ses propos.
  • Achour déclare enfin que sa séance d’aujourd’hui au tribunal de Sidi M’hamed dans une affaire de détournement de 3200 milliards lèvera le voile sur les tentatives de son incrimination !

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