Affaire des otages autrichiens: Les deux touristes atteints de choléra et de malaria
Bernhard Ebner, a révélé après un long silence que son père Wolfgang Ebner et sa compagne Andrea Kloiber enlevés dans le sud tunisien en février dernier par l’organisation appelée Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat étaient en mauvais état de santé. Ils ont contracté la malaria et le choléra.
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Le quotidien autrichien Kurier paru hier à Vienne a rapporté que Wolfgang Ebner a pu téléphoner à son fils Bernhard. Wolfgang aurait indiqué que lui et sa compagne souffraient de la malaria appelée aussi fièvre des marais qui se transmet par les piqûres de moustiques, et du choléra à cause de la pollution des aliments et de l’eau. Ces deux maladies sont très répandues en Afrique ce qui implique une vaccination obligatoire avant tout déplacement vers ce continent.
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Wolfgang Ebner, 51 ans, a laissé entendre qu’il était sur le point d’être libéré mais que l’opération était compliquée par la situation sur le terrain, sans toutefois donner davantage de détails.
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Le ministère autrichien des affaires étrangères n’a ni confirmé ni infirmé la possibilité d’une libération imminente. Joint hier par Echorouk Al Yaoumi, son porte-parole, Peter Launsky-Tieffenthal a indiqué avoir eu l’information de la même source, c’est-à-dire le quotidien Kurier. Notre interlocuteur a ajouté que les services de son ministère cherchaient encore à confirmer ces informations auprès des parties concernées par ce dossier qui dure maintenant depuis près de quatre mois sans aboutir.
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Peter Launsky-Tieffenthal a d’autre part déclaré que rien ne prouve que les deux otages soient atteints d’une quelconque maladie mais qu’ils vivent dans de mauvaises conditions, selon les informations en sa possession.
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A la question de savoir si le gouvernement autrichien était toujours en contact avec les ravisseurs, notre interlocuteur n’a su quoi répondre sinon affirmer qu’une communication téléphonique avait eu lieu il y a quelques jours avec Wolfgang Ebner, attestant qu’il était toujours en vie.
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Selon un rapport attribué à l’agence de presse autrichienne, un des proches de Wolfgang Ebner aurait réussi à lui parler il y a quelques semaines en anglais pour que les ravisseurs ne puissent comprendre ses propos. L’agence rapporte que les otages ne pouvaient circuler librement, la région où ils sont détenus étant minée. Cette situation a rendu difficile leur remise à un intermédiaire en attendant leur libération.