Al-Sallabi veut un « accord de Taëf bis » en Algérie
Le Cheikh Ali Al-Sallabi, membre du secrétariat général de l’Union mondiale des oulémas (savants) musulmans a plaidé mercredi pour que l’Algérie abrite un processus de paix en Libye qui débouchera sur la signature d’un accord politique comme celui de Taëf en Arabie saoudite qui a mis fin à la guerre civile au Liban.
«La solution à la crise libyenne passe inéluctablement par un processus national de paix et de réconciliation inclusif parrainé par un pays neutre de la région et soutenu par les Nations unies», a indiqué Ali Al-Sallabi dans un entretien à Quds Press.
«Je pense personnellement que l’Algérie est habilitée plus que tout autre pays à organiser un processus libyen inclusif de paix et de réconciliation, au même titre que le traité-interlibanais à Taëf, parrainé par l’Arabie saoudite. Mais dans le cas de la Libye, il sera très facile parce que la situation en Libye est beaucoup moins compliquée qu’au Liban», soutient-il.
«Si on n’allait pas vers ce processus de paix et de réconciliation en Libye, les troubles persisteraient et pourraient s’étendre à l’échelle interne, régionale et internationale», a-t-il redouté.
Rappelons que l’Algérie mène depuis deux ans une médiation entre les différents belligérants libyens dans le but de parvenir à un dialogue et un accord politique qui mettra fin à la crise qui secoue ce pays depuis plus de six ans.
Outre l’Algérie, l’Égypte et la Tunisie œuvrent elles-aussi dans ce sens, quoique la position algérienne jouisse de plus de consensus dans ce pays dans la mesure où elle n’a jamais pris parti pour un camp au détriment d’un autre et ce depuis le début de la crise.