Ali Fodil: «Je déposerai plainte contre la partie »qui a ordonné mon interpellation»
Le PDG du groupe Echorouk, Ali Fodil affirme avoir été interpellé par les services de renseignements relevant du centre Antar à Alger en raison de ses propos sur Saïd Bouteflika, conseiller du président de la République.
La chaîne Echorouk déclare que cette arrestation est liée à ses déclarations faites cette semaine sur des affaires de corruptions, effectuées sur le chaîne de Echorouk TV ».
«Ali Fodil a été arrêté devant son domicile familial, dans la commune de Kouba, lorsqu’il se dirigeait vers le groupe», avait-on annoncé.
Immédiatement après sa libération, le patron d’Echorouk a tenu à s’expliquer: «En cours de route, trois véhicules banalisés ont braqué ma voiture à la manière hollywoodienne, sur l’autoroute entre Ben Aknoun et Dar El Beida, au niveau de la bretelle menant à Kouba. Des hommes armés, en civil, m’ont demandé de descendre de ma voiture. J’ai refusé. Ils m’ont dit alors qu’ils sont des agents des services secrets du centre Antar qui dépend du général Bachir Tartag. Ils m’ont expliqué que je devais les suivre pour une enquête ».
Ils m’ont mis les menottes pour m’installer dans un autre véhicule. Ils m’ont assuré qu’ils se chargent de ma voiture. Au niveau du Centre Antar, j’ai été bien accueilli. Ce n’était pas un interrogatoire, mais une discussion qui a duré plus d’une heure dans le respect. J’ai été libéré ensuite après l’élan de solidarité autour de ma personne. L’affaire a pris une ampleur internationale », a-t-il détaillé, citant par nos confrères de TSA.
Le reportage qui a diffusé sur la chaîne Echourouk News et qui a été multi-diffusé sur les réseaux sociaux a précisé une nouvelle fois que c’est Saïd Bouteflika qui écrit et envoie des messages à la place de son frère et que c’est lui qui détient les cachets et les griffes de la Présidence de la République.
Ce dernier est accusé ouvertement par cette chaîne de télévision d’avoir oeuvré pour interpeller Ali Fodil qui avait déclaré la veille, mercredi, que le « cachet de la Présidence » est subtilisé et volé par le frère d’Abdelaziz Bouteflika, Saïd Bouteflika qui risque de l’utiliser pour décréter des décisions vitales pour l’avenir du pays.
Rachel Hamdi