Augmentation des taxes sur les poids lourds et les voitures de luxe
Le gouvernement a décidé de ne rien changer aux taxes sur les voitures neuves de tourisme et utilitaires dont la puissance ne dépasse pas 10 chevaux. La loi de finances complémentaire, approuvée par le conseil des ministres, mardi, stipule l’application de l’augmentation de la taxe pour les véhicules d’une puissance de plus de 10 chevaux et de tous les camions et engins dont la charge dépasse 8 tonnes.
- Suivant la nouvelle législation, la taxe sur les véhicules utilitaires et touristiques, moteur essence, passera de 150 mille dinars actuellement à 200 mille dinars après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, alors que la taxe passera à 300 mille dinars lorsqu’il s’agit d’un moteur diesel et d’une capacité de dix chevaux.
- Pour les camions dont la charge dépasse les huit tonnes, les engins et les véhicules des travaux publics, la taxe appliquée oscillera entre 35 millions et 50 millions de centimes.
- Le président de la république a, par ailleurs, ordonné le transfert de tous les revenus des taxes sur les véhicules neufs au fonds national d’aide au transport public qui financera une partie des projets de création de sociétés de transport urbain au niveau des wilayas. Cela veut dire que le fonds créé récemment n’aura pas uniquement la charge du métro et du tramway, mais il subventionnera d’autres projets de transport. D’ailleurs, le gouvernement a lancé 13 sociétés de transport urbain au niveau donc de 13 wilayas et élargira bientôt cette initiative.
- Le projet de loi de finances complémentaire élaboré sur la base d’un baril à 37 dollars, prendra en charge un ensemble de mesures et dispositions annoncées par le chef de l’Etat en février, ou celles incluses dans le programme présidentiel, particulièrement en matière de création d’emplois, l’encouragement des investissements dans la PME, l’agriculture et le tourisme, ainsi que la promotion de la recherche scientifique et le renforcement de l’encadrement de l’investissement étranger dans l’intérêt de l’économie nationale et pour préserver un équilibre de la balance des changes et le renforcement de la lutte contre la fraude dans le commerce extérieur et plus globalement le secteur économique.
- Le projet de texte prévoit l’augmentation du budget de fonctionnement de 2593 à 2661 milliards de dinars, pour couvrir les augmentations relatives à la bourse de l’étudiant et des stagiaires de la formation professionnelle, les dépenses des prochaines rentrées scolaire, universitaire et de la formation, les droits des victimes du terrorisme parmi les recrues du service national et les primes des citoyens volontaires ayant participé à la lutte contre le terrorisme.