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Barack Obama à la conquête de l'électorat féminin de Hillary Clinton

الشروق أونلاين
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Barack Obama à la conquête de l'électorat féminin de Hillary Clinton

Elles ont poliment écouté les appels à la réconciliation lancés par leur championne, Hillary Clinton, mais elles n'en feront qu'à leur tête. “Voter pour Obama ? Jamais ! s'exclame Robin Reid, au premier rang du public. C'est notre american idol, notre nouvelle rock-star. Pas le président dont nous avons besoin.” Infirmière en Virginie, elle souhaite la victoire du candidat républicain, John McCain, espérant que Mme Clinton n'en reviendra que plus forte en 2012. 

 

A côté d’elle, Ann Gara, une orthophoniste du Maryland : “C’est Hillary qui a obtenu le plus grand nombre de voix. Les super-délégués nous infligent un novice qui n’a aucune expérience.” Comme elle ne pourra pas “en conscience” voter pour l’un ou pour l’autre des candidats, elle a prévu “d’écrire le nom de Hillary” sur le bulletin de vote.A cinq mois de l’élection présidentielle, il est difficile de savoir comment se comportera l’électorat de Mme Clinton, en particulier les femmes. Mais au National Building Museum de Washington, où l’ancienne First Lady a quitté la campagne présidentielle samedi 7 juin, les sifflets ont fusé quand elle a lancé un appel au report des voix et des énergies sur Barack Obama. Les applaudissements ont couvert les huées mais le ressentiment était perceptible. Selon un sondage CNN diffusé samedi, 60% seulement des partisans de Mme Clinton indiquent qu’ils voteront pour M. Obama ; 17 % choisissent M. McCain et 22% affirment qu’ils n’iront pas voter.Pour la première fois, Mme Clinton a longuement évoqué la cause des femmes :”Pendant que nous sommes ici, la 50e femme envoyée dans l’espace est en orbite. Si nous pouvons lancer 50 femmes dans l’espace, alors nous pourrons un jour envoyer une femme à la Maison Blanche”, a-t-elle promis. “Nous n’avons pas réussi à briser le plafond de verre . Mais grâce à vous, il a subi 18 millions de fêlures”. A ceux qui s’intéressent à ses électeurs, Mme —Clinton n’a pas caché qu’ils avaient des revendications, notamment une assurance-santé “pour tous”.RÉFLEXIONS SEXISTESJohn McCain s’est déjà positionné pour essayer de récupérer les démocrates anti-Obama. Rick Davis, son directeur de campagne, a rappelé, dans le Chicago Tribune, que les femmes, qui forment 48% des salariés, occupent 61% des emplois au salaire minimum. Selon les sondages, elles sont la catégorie qui est le plus attirée par la proposition de M. McCain de suspendre la taxe sur l’essence pendant les vacances.Parmi ses porte-drapeaux, M. McCain a choisi une femme, Carly Fiorina, ex-PDG de Hewlett-Packard. Omniprésente dans les médias, elle a eu des mots compréhensifs pour Mme Clinton et le “traitement différent” qu’elle a subi, du fait de son sexe.Par voie de Texto, de blog et de communiqué, M. Obama a chaudement remercié Mme Clinton pour avoir “bousculé les barrières, pour le compte de mes filles et des femmes qui savent maintenant qu’il n’y a pas de limites à leurs rêves”. Son site Internet s’ouvre sur une page “Thank you Hillary”. La campagne de M. Obama vient aussi de recruter un porte-parole susceptible de s’adresser à l’électorat de Mme Clinton : Linda Douglass, une journaliste politique portant le tailleur et ayant plus de trente ans de métier.Mais M. Obama aura fort à faire. En divisant les femmes, l’affrontement des primaires a relancé la réflexion sur la mobilisation et la campagne de M. Obama. Dans le Washington Post, l’étudiante Sarah Odell a raconté comment elle s’était sentie devenir féministe, presqu’à son insu, lorsqu’elle a entendu nombre de réflexions sexistes. Jusque-là, la candidature d’une femme à la présidence lui faisait hausser les épaules.Quant à l’hostilité de certaines militantes, il faut aller en chercher les racines dans l’histoire du pays et le combat des suffragettes de la fin du XIXe siècle, déçues que les Noirs obtiennent le droit de vote avant les femmes. Alors qu’elles avaient combattu l’esclavage, elles en sont venues à s’opposer “avec des tonalités racistes” au 15e amendement de la Constitution, indique l’universitaire Kimberle Crenshaw. Selon elle, il est difficile de ne pas voir des analogies avec la situation actuelle tant est grand “le sentiment de trahison” éprouvé par certaines électrices de Mme Clinton. 

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