Bedoui menace les partis « boycotteurs »!
Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Bedoui a critiqué les partis politiques ayant décidé de boycotter les prochaines élections législatives.
Allusion faite à l’ancien candidat à la présidentielle de 2014, Ali Benflis, se demandant sur l’utilité d’obtention d’un agrément s’il n’était pas utilisé sur le terrain et s’il privait les militants de participer aux législatives.
«Nous ne délivrons pas d’agréments pour participer uniquement aux élections présidentielles», a martelé Noureddine Bedoui.
Irrité par l’option de boycott, le ministre de l’Intérieur a menacé de prendre des mesures strictes qui seront incluses dans le projet de loi sur les partis politiques, ajoutant que la question d’attribution d’agrément sera revue à l’avenir.
« L’octroi d’agrément sera conditionné par la participation aux échéances électorales. Des sanctions seront décidées à l’encontre des formations qui ne contribuent pas à l’animation de la vie politique…», a-t-il expliqué.
Et Bedoui de se demander: « Pourquoi les partis politiques obtiennent-ils d’agrément? Est-ce pour prendre part uniquement aux élections présidentielles?»
Il ressort des déclarations du ministre de l’Intérieur une volonté politique de changer un tas de choses sur la scène politique inondée par des dizaines de formations, dont plusieurs d’entre elles ont vu le jour après les réformes politiques initiées par Bouteflika en 2011.
Par ailleurs, il a exhorté les différents partis à participer en force et à permettre à leurs militants de remporter des sièges au sein du Parlement.
Pour lui, les regards des grandes puissances seront braqués vers l’Algérie à l’occasion des prochaines élections prévus le printemps prochain.
Le ministre n’a pas manqué de réitérer son souci de préserver la sécurité et la stabilité pour continuer la construction de l’Etat, estimant que l’Algérie vit une conjoncture sécuritaire « particulière », voire menacée par la situation qui règne dans les pays de voisinage.
Au volet économique, il a insisté sur la nécessité de la contribution des communes au développement économique, affichant la possibilité d’octroi de crédits bancaires aux collectivités locales en vue de concrétiser leurs projets.
En outre, il a plaidé pour la récupération des fonds estimés à près de 50 milliards de dinars circulant hors circuit bancaire.