Bouteflika annule le projet du nouveau découpage administratif
Le président de la République a officiellement annulé le projet du nouveau découpage administratif, qui a été l’une de ses priorités durant son troisième mandat, et ce suite à des facteurs politiques et des pressions qui l’ ont poussé à l’écarter de son programme.
Echorouk a appris de sources dignes de foi, que le projet du nouveau découpage administratif, ne verra par le jour durant ce troisième mandat de Bouteflika qui s’étale jusqu’en 2014, qui a été débattu lors du Conseil du gouvernement tenu en septembre 2009.
Il s’agit d’un projet nécessitant des études, d’être soumis à des normes internationales et l’évaluation de l’efficacité du découpage en procédant à la promotion des daïras concernées en des wilayas, qui reste non-envisageable à court terme, voire pas avant la fin de l’année 2014.
L’annulation du projet par le chef de l’Etat aurait été motivée par certains facteurs, politiques et régionaux, ainsi que d’autres obstacles financier et humain, qui constitués essentiellement les sommes colossales que coûtent ce découpage et les ressources humaines qualifiées à assurer l’encadrement.
Selon nos sources, plus de 90 demandes ont été formulées pour la promotion de daïras en des wilayas ainsi que des mairies en des daïras.
Débattre un tel dossier, demeure, selon nos sources, une question épineuse eu égard des intentions de certaines parties de tirer profit de ce nouveau découpage.
Selon les mêmes sources, le gouvernement qui tend à adopter une politique rigoureuse quant aux dépenses publiques, ne sera pas à même de consacrer, notamment à court terme, 6 000 milliards de centimes, soit près de 600 millions d’euros, pour la mise en œuvre de ce projet.
Selon une première étude faite, ce projet nécessite pas moins de 6 000 milliards de centimes pour couvrir les frais de réalisation de nombreux sièges abritant les différents services, dont 100 milliards seront consacrés aux salaires des fonctionnaires et les cadres qui devront gérer ces services.
S’ajoute à ce coût, près de 400 millions de dinars de frais de communication.
Ce projet proposé par l’ex-ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid Zerhouni devant le chef de l’Etat, incluant une liste de 110 circonscriptions administratives, dont 95 circonscriptions distribuées à travers 45 wilayas, n’est pas envisageable avant fin 2014.
Un projet, rappelons le, qui prévoit également que les wilayas d’Oran et Constantine auront 15 circonscriptions administratives chacune, lesquelles seront gérées de même manière que celles d’Alger.
Force est de rappeler également que le ministre de l’Intérieur Daho Ould Kablia, a déclaré que le projet du découpage administratif pourrait être évoqué après les élections locales prévues le 29 novembre prochain.
Mais, d’après nos sources, ce projet ne verra pas le jour avant fin 2014.