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Bouteflika, favori de la présidentielle

Bouteflika, favori de la présidentielle
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, 72 ans.

Le président sortant Abdelaziz Bouteflika, 72 ans, assuré d'être réélu à l'issue de l'élection du 9 avril, a pourtant mené une campagne tambour battant pour obtenir un score sans appel et un taux de participation appréciable.

  • Elu à la tête de l’Etat en 1999 et réélu en avril 2004, M. Bouteflika s’est  efforcé durant la campagne électorale de convaincre ses compatriotes de voter  massivement pour ce scrutin . “Le président qui n’obtient pas la majorité écrasante du peuple n’est pas  président”, a-t-il proclamé.
    Il s’est employé dès son premier mandat à rétablir la paix dans le pays,  ravagé par des violences terroristes qui ont fait dans les années 90 plus de  150.000 morts. 
    Un référendum en 1999 sur la “Concorde civile” a entraîné la reddition de  milliers de terroristes , puis un second a permis en 2005 l’adoption d’une “Charte  pour la paix et la réconciliation” offrant le “pardon” aux terroristes encore  dans le maquis en échange de leur reddition.
    Né le 2 mars 1937 à Oujda (Maroc) dans une famille originaire de Tlemcen  (ouest), M. Bouteflika a rejoint en 1956 l’Armée de libération nationale (ALN)  qui combattait la présence française en Algérie.    Après l’indépendance en 1962, il devient ministre de la Jeunesse et des  Sports sous la présidence d’Ahmed Ben Bella (1963-1965) puis dirige de 1963 à  1979 la diplomatie algérienne avec un talent reconnu, même par ses adversaires,  au moment où l’Algérie est considérée comme “la Mecque des révolutionnaires”    Ecarté du pouvoir à la mort du président Houari Boumediène – dont il était  proche -, en décembre 1978, il quitte toute fonction politique en juillet 1981  et entame sa traversée du désert, déclinant en janvier 1994 la présidence de 
    l’Etat alors attribuée au général Liamine Zéroual. 
    Mais il est candidat en avril 1999, soutenu par l’armée et le Front de  libération nationale (FLN, ex-parti unique), et se retrouve seul en lice, après  le retrait la veille du scrutin de ses six adversaires, qui soupçonnent des 
    velléités de fraude. 
    Opéré fin 2005 à Paris “d’un ulcère hémorragique au niveau de l’estomac”  , M. Bouteflika annonçait un an plus tard “qu’il  avait été très, très malade” mais qu’il s’en était “sorti de manière absolument  fabuleuse”. “Il faut cesser de parler de ma santé”, avait-il prévenu.
    Orateur hors pair, il manie aussi bien l’arabe littéraire que le français et  apprécie les bains de foule. Il est  généralement vêtu de costumes “trois pièces” à la coupe classique et d’une  cravate qu’il ne quitte jamais, même en pleine canicule. 
      
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