Bouteflika renoue avec la Kabylie
Le président sortant et candidat pour une troisième législature, Abdelaziz Bouteflika a réussi à se réconcilier avec la région de la Kabylie, particulièrement Tizi-Ouzou où il a été accueilli hier très chaleureusement par la population locale, ce qui a effacé l’idée reçue selon laquelle la Kabylie était contre tout ce qui a un rapport avec le pouvoir. Bouteflika déclarera devant une assistance compacte “qu’aujourd’hui et après cet accueil historique, (je peux) mourir rassuré sur l’avenir de l’Algérie, unie et unifiée”.
- Pour cette neuvième étape de sa campagne, Bouteflika a opté pour Tizi-Ouzou où il a été chaleureusement accueilli, plus qu’il ne l’a été dans les autres wilayas. La rue principale menant à la maison de la culture de la ville était bondée dès 8 heures du matin, bien qu’il ne soit arrivé qu’à 10 heures 30. Bouteflika a marché sur une distance de plus d’un kilomètre, saluant la foule à son passage.
- Les slogans anti pouvoir étaient invisibles, et dans la rue, et dans la salle où il a animé son rassemblement. L’accueil était spontané de la part des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes; des jeunes présent en force scandant dans la langue maternelle, des slogans soutenant le candidat indépendant à la présidentielle.
- “Après cet accueil historique, je peux mourir rassuré sur l’unité de l’Algérie et des algériens…”, c’est ainsi qu’a réagi Bouteflika à l’accueil mémorable réservé par les habitants de Tizi-Ouzou. Lors de son intervention, le candidat à sa propre succession est revenu sur les évènements dans la région, y compris le printemps noir, c’est alors qu’il reconnut que de sa position de président de la république, il ignorait encore l’identité des responsables des troubles de 2001 qui ont ébranlé la Kabylie. Quelles que soient les raisons, la réconciliation et l’unité nationale, sont deux points que Bouteflika promet de ne pas abandonner.
- Bouteflika affirme qu’il est amazigh et d’origines amazighes, que l’Algérie est amazigh et qu’il n’existe pas de Kabylie sans l’Algérie, ni l’Algérie sans Kabylie. Pas de place au régionalisme dans le discours du candidat.
- Le président sortant a saisi l’opportunité de cette escale pour réitérer son appel aux éléments armés des organisations terroristes de déposer les armes, assurant que l’Algérie était prête accueillir ceux qui reviennent vers le droit chemin, tout comme elle ne pliera pas devant ce phénomène du terrorisme, étranger à la société algérienne.