Crise en RDC: Ban Ki-Moon en homme de paix
Le secrétaire général de l’ONU annonce qu’il rencontrera dans la semaine les présidents congolais Joseph Kabila et rwandais Paul Kagamé pour tenter de résoudre la crise dans l'est de la République Démocratique du Congo.
- La crise dans le Nord-Kivu menace de s’étendre dans toute la région. Aujourd’hui, le chef de la rébellion congolaise Laurent Nkunda, qui menace de renverser le régime de Kabila, accuse le Zimbabwe et l’Angola de mobiliser des troupes pour combattre au Congo-Kinshasa, d’autre part, il s’avère que le Rwanda soutient les rebelles de Nkunda… bref, tous les ingrédients sont réunis pour faire exploser la situation dans les Grands-Lacs. La crise, sécuritaire et humanitaire, à l’Est de la République Démocratique du Congo se hisse ainsi parmi les priorités de l’ONU.
- Le Secrétaire général de l’ONU a annoncé la nomination de l’ex-président du Nigeria Olusegun Obasanjo au poste d’envoyé spécial de l’ONU afin de trouver une solution politique durable à la crise dans le Nord-Kivu et espéré que les présidents congolais et rwandais lui apporteront leur soutien. Il compte également rencontrer ces deux derniers dans les prochains jours et estime encourageant que la RDC et le Rwanda aient amorcé un dialogue, même si les présidents Kabila et Kagamé ne se sont pas encore rencontrés directement.
- Ban Ki-moon a fait savoir, lors d’une conférence de presse à l’issue de consultations avec le Conseil de sécurité, que les rebelles de Nkunda (CNDP) bénéficient d’un soutien du Rwanda, qui reproche notamment au président Kabila son soutien au FDLR. Le Secrétaire général a ajouté qu’à sa connaissance, le président congolais serait disposé à négocier avec le CNDP et à répondre aux griefs du Rwanda.
- Les initiatives pour rétablir la paix dans la région sont en tout cas nombreuses. L’Union africaine consacre à la question un sommet en novembre, l’Union Européenne porte la situation en RDC au menu de son sommet, prévu vendredi à Bruxelles et le secrétaire général de l’ONU se déplace en personne dans la région, tous mobilisés pour tenter d’empêcher une nouvelle guerre.
- Quelque 250.000 personnes ont été déplacées dans l’est du Congo-Kinshasa depuis le début des affrontements, au mois d’août, entre les rebelles de Nkunda et les forces gouvernementales. Le conflit est alimenté par de vieilles rancunes ethniques.