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De Lille à Alger, les Algériens aux urnes

De Lille à Alger, les Algériens aux urnes

40 000 Algériens de la région votent à partir d'aujourd'hui pour élire leur nouveau Président. Un vote qui s'étalera jusqu'au jeudi 9 avril, date des élections en Algérie.

  • À partir de ce samedi, 20 000 Algériens de Roubaix, Tourcoing et des environs vont venir voter ici. Ce week-end, les personnels du consulat s’attendent à une très forte affluence. Au total, 40 000 Algériens vont voter entre samedi et jeudi prochain dans la région.
    Bilal Shennouf, étudiant à Lille, compte voter ce dimanche. C’est la première fois qu’il se rend aux urnes. Pour lui, pas de doute, l’Algérie est sur le bon chemin. « Je rentre une fois par an à Alger. C’est incroyable comment le pays a changé. Il y a une politique de grands travaux qui booste la croissance. Et puis les nouvelles technologies se développent à une vitesse incroyable ». Avant d’ajouter : « Allez en Algérie, vous serez surpris par ce pays. » Un appel à la découverte partagé par Samir Mokrani. Originaire de Kabylie, cet étudiant lillois est fier de son pays d’origine. Petite ombre au tableau : il hésite à voter car « à part Bouteflika, les autres je ne les connais pas. » « Et puis, je ne voudrais pas imposer par mon vote mes opinions alors que je ne vis plus en Algérie. »

  • C’est jeudi que les électeurs se rendront aux urnes. Le résultat devrait être sans surprise. Abdelaziz Bouteflika est donné largement favori.
    Ses adversaires – Mohamed Saïd, candidat du Parti liberté et justice ; Louisa Hanoune du Parti des travailleurs (PT, trotskiste) ; Moussa Touati du Front national algérien ; Djahid Younsi qui représente la mouvance islamiste et Ali Fawzi Rebaïne du parti Ahd 54 (Serment 54, nationaliste) – ont bien du mal à rivaliser.
    Pas moins de 8 000 réunions locales de soutien à Bouteflika ont déjà eu lieu.
    Face à cette campagne très active, les adversaires de Bouteflika ont choisi le terrain social pour essayer d’inverser la tendance. « Si le peuple endure la pauvreté dans un pays riche, la faute en incombe aux responsables qui ne savent pas gérer le budget » et sont « coupables de faillite », attaque Ali Fawzi Rebaïne en référence aux 140 milliards de dollars que l’Algérie avait en réserve fin 2008 grâce à ses exportations de pétrole et de gaz.
    Bouteflika rétorque que le taux de chômage est en baisse : 11,3 % en 2008 contre 13,8 % l’année précédente. Des chiffres officiels contestés par ses adversaires.

    La réconciliation nationale au coeur de la campagne
    Mais c’est surtout la réconciliation nationale mise en place pour tourner la page d’une décennie de violences terroristes qui est au coeur de cette campagne. 150 000 personnes ont péri dans les années 1990, « la décennie noire ». Si la situation sécuritaire s’est sensiblement améliorée, des groupes terroristes restent actifs à l’est d’Alger mais aussi dans certaines régions de la Mitidja (au sud de la capitale), où 16 terroristes  armés ont été tués en février. La nécessaire réconciliation nationale, un point de consensus entre les candidats qui restent cependant partagés sur ses modalités.

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