Décès de l’ancien président du CNES Mohamed Salah Mentouri
Selon sa famille, Mentouri est décédé, dimanche 5 septembre à Alger, d'un arrêt cardiaque. On le savait malade depuis longtemps, mais à le voir, on pensait encore qu’il tenait encore la vie par le bon bout…
- Son nom restera toujours lié au Conseil national économique et social. Il avait prit durant les dernières années de son mandat à la tête de cette institution, qui rendait annuellement et périodiquement aussi, des rapports sur l’évolution de la société, de l’économie ou des droits de l’homme en Algérie, l’habitude d’élaborer des rapports qui ne plaisaient pas toujours aux autorités. Il, c’est Mohamed Salah Mentouri, l’ancien président du CNES. Durant de longues années, son nom a émaillé les pages de la presse nationale qui reprenait la quasi-totalité de ces rapports. Lors des sessions ordinaires du CNES, les différents aspects de la politique gouvernementale étaient appréciés et jaugés avec objectivité et réalisme, loin du satisfécit ambiant des dirigeants. Dans ses discours, Mentouri s’évertuait à éviter la langue de bois, en se basant sur la réalité des statistiques et des faits socio-économiques. Il n’hésitait pas ainsi à critiquer les orientations économiques du gouvernement lorsqu’il jugeait qu’il fallait le faire et à relever les acquis lorsque ceux-ci s’imposaient. C’est ce qui avait valu beaucoup de sérieux et de crédit à cette institution, devenue acteur incontournable de la scène politico-économique nationale.
- Selon sa famille, Mentouri est décédé, dimanche 5 septembre à Alger, d’un arrêt cardiaque. On le savait malade depuis longtemps, mais à le voir, on pensait encore qu’il tenait encore la vie par le bon bout…
- Selon des sources de presse, il est né en 1940 à Hamma dans la wilaya de Constantine, le défunt a été durant la guerre de Libération nationale membre de l’OCFLN à Constantine puis en Tunisie et membre de l’Union générale des étudiants musulmans d’Algérie (UGEMA) de 1960 à 1962. Après l’indépendance, Mohamed Salah Mentouri entame sa vie professionnelle à la Banque d’Algérie avant d’occuper de nombreux postes de responsabilité au sein d’entreprises et de ministères. En 1991, il est nommé ministre du Travail et des Affaires sociales, puis ministre de la Santé et des Affaires sociales.
- Mais c’est en tant que président du Conseil national économique et social (CNES), entre 1996 et 2005, que le défunt s’est illustré sur la scène politique et économique nationales. L’on retient que, tout au long de sa présidence du CNES, Mohamed Salah Mentouri avait refusé de faire de cette institution consultative une simple caisse de résonance du gouvernement. Les rapports de conjoncture, publiés tous les trimestres, critiquaient à chaque fois les lacunes de la politique du gouvernement et apportaient un éclairage précieux sur la situation globale du pays.
- La démission de Mohamed-Salah Mentouri, en 2005, de son poste de président du Conseil national économique et social (CNES) a surpris même les membres de la direction de cette institution consultative. Ses rapports avec le chef du gouvernement de l’époque, Ahmed Ouyahia, étaient arrivé à une impasse, alors il avait préféré s’effacer de la scène publique