Des dizaines de migrants sub-sahariens meurent de soif au Sahara
Pas moins de 50 migrants sub-sahariens ont péri de soif près d’ In Guezzam dans la wilaya de Tamanrasset.
Selon de sources locales, les migrants sub-sahariens ayant perdu la vie, pour la plupart des personnes âgées, femmes et enfants, avaient tenté de rejoindre la wilaya de Tamanrasset au moyen de deux véhicules avec à leur bord 25 personnes chacun. C’est le nombre qu’exigent les passeurs des harraga pour les acheminer vers l’Algérie en contrepartie d’une somme d’argent.
Nos sources nous ont affirmé que les migrants, originaires du Niger, ont dû passer par un seul chemin pour rejoindre la plus proche localité urbaine de l’Algérie. Malheureusement pour eux, ils étaient égarés au Sahara et n’avaient pu repérer le chemin à suivre. Errant dans le désert sous un soleil de plomb, les migrants clandestins ont fini par mourir de soif. Les corps sans vie des migrants nigériens ont été retrouvés par des bergers, dont certains étaient décomposés.
Alertées, les autorités algériennes ont à leur tour avisé leurs homologues nigériennes de s’occuper des cadavres et les rapatrier au Niger avant qu’une enquête approfondie ne soit diligentée pour élucider le drame, voire le crime perpétré par des passeurs. Ceux-ci auraient même délaissé les migrants en plein désert. Selon toujours la même source, les migrants nigériens au nombre de 50 étaient portés disparus depuis dimanche dernier.
Il est à souligner que les passeurs acheminent les migrants clandestins dans un premier temps en Algérie, pays de transit, avant que d’autres ne s’en chargent de les acheminer vers l’autre rive de la méditerranée.
Alertées, les forces de l’Armée nationale populaire (ANP) ont mené sur-le-champ des opérations de recherche d’envergure dans l’espoir de sauver des vies humaines en utilisant des hélicoptères, des véhicules « 4X4 » dotés d’équipements de secours, de l’eau et de la nourriture.
Pour rappel, près de 90 migrants sub-sahariens ont aussi péri, il y a quelques mois, abandonnés par leurs passeurs, dans le désert nigérien avant même de franchir la frontière algérienne.