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Descalzi : «Nous n’avons pas menacé l’Algérie et nous ne la menacerons jamais»

الشروق أونلاين
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D.R
Claudio Descalzi, directeur exécutif d'ENI

Le directeur exécutif du groupe énergétique italien, ENI, Claudio Descalzi a indiqué à Echorouk que la société n’avait jamais menacé l’Algérie au sujet des prix et des conditions d’achat du gaz algérien, ajoutant que sa présence au cœur du Sahara algérien ne peut que prouver que Sonatrach est un partenaire stratégique d’ENI.

S’exprimant samedi en marge de la pose de la première pierre de la centrale photovoltaïque d’une capacité de 10 mégawatts (MW) à Bir Rebaa Nord à Ouargla, le directeur exécutif d’ENI a fait savoir que la première réunion du groupe en dehors du pays se tienne au Sahara. Ce qui renseigne, selon lui, de la place qu’occupe l’Algérie au sein du Groupe énergétique.

Interrogé par Echorouk sur ses récentes déclarations à propos des conditions d’achat du gaz algérien et des prix perçus comme étant des menaces envers l’Algérie, Claudio Descalzi a tenu à expliquer que s’il y avait une partie qui ne menace pas l’Algérie ce serait bel et bien ENI, et ce au vu des fortes relations liant les deux parties.

« Notre présence en Algérie a toujours persisté au moment où d’autres compagnies l’ont quittée dans les 1990 », a-t-il soutenu, ajoutant qu’il s’agissait d’une réponse à une question d’un sénateur italien sur la diversification des sources d’énergie d’Italie et d’Europe.

Il a dit également avoir évoqué les prix du gaz, dont l’Italie et l’Europe sont liées de contrats à long terme avec l’Algérie, la Russie et la Norvège, qui sont liés à ceux du pétrole.

Selon notre interlocuteur, les pays du Sud ont de meilleures alternatives que ceux du Nord, ajoutant que le nouveau modèle des centres de distribution de gaz en Italie et en Europe n’était pas en harmonie avec les prix appliqués dans des contrats à long terme.

Par ailleurs, Descalzi est revenu sur les négociations en cours concernant les prix du gaz qu’il faut amener, à ses yeux, à ce qu’ils soient au même titre que ceux du marché libre, du fait que le groupe n’était pas en mesure d’exporter le gaz acheté à des prix très élevés.

11 milliards d’euros investis depuis 2010

Le responsable italien a confié à Echorouk que depuis 2010, ENI avait investi en Algérie 11 milliards d’euros, ajoutant que sa compagnie était le plus grand et le plus important investisseur en Algérie.

Pour étayer ses dires, il a fait remarquer que les investissements d’ENI en Algérie en 7 ans représentent 30% de la globalité des investissements attirés par le secteur d’énergie en Algérie. « Nous sommes le plus important et le plus grand investisseur en Algérie », s’est-il réjoui.

Quant au partenariat avec Sonatrach en matière des énergies renouvelables, il a indiqué que son groupe souhaitait participer à l’appel d’offres que lancera l’Algérie pour la production de 4.000 mégawatts (MW).   

A une question d’Echorouk, Descalzi dira que le gaz algérien est d’une grande importance pour l’Italie, il couvre actuellement 20 à 25% des besoins du pays. « Cette quantité pourrait être revue à la hausse à l’avenir », estime-t-il, indiquant que son pays « a importé l’année dernière 11 milliards de mètres cubes de gaz algérien ».

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