DGSN: Les « renseignements généraux » pour sécuriser les frontières
Les postes frontaliers terrestre, aérien et maritime se dotent pour la première fois d’au moins de deux éléments des services de renseignement -relevant de la Dgsn- pour veiller au grain et empêcher toute infiltration ou adhésion d’Algériens au groupe de Daech.
Cette décision fait suite à des avertissements qu’ont reçus les autorités algériennes -via son ambassade en Syrie- quant à la présence de citoyens algériens parmi les combattants du groupe terroriste « Daech ».
En application des instructions du directeur général de la Sûreté nationale, le général major Abdelghani Hamel, des éléments des services de renseignement ont été déployés au niveau de tous les postes frontières.
Hamel a insisté sur la vérification des passagers entrant et sortant de l’Algérie, surtout après avoir recueilli des renseignements sur l’existence des plans de Daech visant à recruter de jeunes algériens et la tentative d’intrusion des combattants de ce mouvement dans le territoire national.
Les éléments des renseignements généraux œuvrent à vérifier les documents et l’identité des passants traversant les points de passage frontalier, tandis que les personnes suspectes seront conduites vers les postes de police.
Selon des informations parvenues aux services de la Sûreté nationale, des dizaines de combattants de Deach de nationalités algérienne, française, libyenne, tunisienne et marocaine tentent de s’infiltrer en Algérie via les aéroports, ports et postes frontaliers de l’Est du pays, et c’en utilisant de faux passeports et de faux visas.
Rappelons que la police des frontières est parvenue à arrêter des dizaines de jeunes s’apprêtant à rejoindre le groupe terroriste en se faisant passer pour des touristes souhaitant se rendre en Turquie.
A noter que les forces armées syriennes ont informé l’ambassade d’Algérie à Damas de la présence de plus de 1.000 combattants algériens dans les rangs de Daech, sachant que le tribunal criminel d’Alger a traité depuis le lancement de sa session 2016 pas moins de 20 affaires dans lesquelles 65 Algériens accusés de liens avec ledit groupe terroriste.