Emaar plie bagages pour ralentissement de ses projets
Le groupe immobilier Emaar basé à Dubaï a officiellement annoncé hier dans un communiqué la fermeture de son bureau à Alger, car n’ayant “pas enregistré d’avancement dans les projets”. C’est d’ailleurs ce qu’expliquait à Echorouk le représentant du Groupe émirati dans un précédent numéro.
- Emaar explique qu’il a conçu des plans pour d’importants projets en Algérie et qui ont été présentés au gouvernement pour différentes approbations. Seulement, aucun avancement n’a été réalisé pour des raisons indépendantes de la volonté du Groupe. Par conséquent, il a été décidé de fermer le bureau en dépit de son objectif de réaliser quatre projets pour un montant de 20 milliards de dollars, et des dépenses pour les études et maquettes qui se montent à 10 millions de dollars.
- Commentant la décision d’Emaar, l’expert en économie Mohammed Bahloul a indiqué à Echorouk que le retrait définitif du Groupe est négatif pour le processus de révision du code des investissements par le gouvernement algérien. Les conséquences seront d’autant plus négatives pour la réputation de l’Algérie puisque c’est là la réaction d’un groupe international qui a son poids dans de nombreux pays du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et d’Asie. Ce retrait était attendu depuis le début de l’année, poursuit l’expert, mais il pourrait cependant constituer un stratagème pour faire pression sur le gouvernement algérien et l’amener à négocier. Bahloul appelle le gouvernement algérien à maintenir ses positions et à ne pas précipiter ses décisions.