Emeutes à Tizi-Ouzou/17 personnes arrêtées
Des centaines de citoyens des villages d’Ait Arif et Zerouda relevant de la commune de Tirmitine, daïra de Dra Ben Khedda, se sont rassemblés hier matin devant le tribunal de Tizi-Ouzou pour réclamer la libération des 17 personnes arrêtées par les services de sécurité jeudi après-midi à Tirmitine.
- Selon des sources concordantes, les concernés ont été arrêtés pour saccage et dégradation de biens publics lorsqu’un groupe de jeunes révoltés s’en sont pris au siège de la commune et mis le feu au service de l’état civil.
- Ce mouvement de protestation a commencé lorsque les habitants des villages d’Ait Arif et Zerouda ont fermé le siège de la commune de Tirmitine, la route nationale numéro 25 et la route de wilaya numéro 128. Ces citoyens réclamaient le transfert du siège de la commune et le lycée à des endroits plus accessibles à tous les citoyens. Ces revendications avaient déjà été adressées aux services concernés, mais en vain, ce qui amené les habitants à un comportement plus extrême.
- Le lieu qui abrite actuellement le siège de la commune était auparavant un centre de harkis, ce qui fait que même les membres de la famille révolutionnaire ont insisté sur la nécessité de délocaliser le siège de l’APC.
- A la mi-journée, le mouvement de protestation a pris une nouvelle tournure. Un groupe de jeunes ont cassé des vitres et des portes, immédiatement imités par d’autres jeunes, déjà surchauffés, qui ont saccagé et mis le feu au service de l’état civil de la commune.
- Les brigades antiémeutes sont intervenus dans l’après-midi et sont entrés en confrontation avec les émeutiers au lieu-dit Tiblakine. Des bombes lacrymogènes et des balles en caoutchouc ont été utilisées pour disperser les manifestants.
- Lors de leur intervention, les services de sécurité ont procédé à l’arrestation de 17 jeunes des deux villages, dont un mineur. Hier, les mis en cause ont été présentés devant le procureur de la république près du tribunal de Tizi-Ouzou, dans une atmosphère tendue par une colère populaire de centaines de citoyens venant réclamer la libération des mis en cause. Pour eux, ces jeunes sont innocents, et c’est une tierce partie qui a provoqué les incidents pour détourner l’intérêt des préoccupations de la population locale.