Français

Émeutes: Une quatrième enquête à Marseille pour violences policières

Echoroukonline
  • 147
  • 0

Un homme d’une trentaine d’années raconte avoir été violemment interpellé par des policiers dans la nuit du 1er juillet à Marseille. Il a porté plainte le 19 juillet.

Les enquêtes pour violences policières en marge des émeutes urbaines de début juillet s’accumulent à Marseille, avec un quatrième dossier révélé par la presse mardi 29 août, celui d’un trentenaire présentant sept fractures au visage.

Après la mort de Mohamed Bendriss, 27 ans, les blessures de son cousin Abdelkarim Y., 22 ans, éborgné après un tir de LBD, ou les images d’Hedi, 22 ans, apparaissant le crâne amputé à la télévision, c’est le visage d’Otman qui est apparu mardi sur Marsactu, site d’informations locales. «Je n’arrive plus à sortir de chez moi, dès que je dois faire une course, aller dehors me stresse. Je ne suis plus le même», témoigne-t-il auprès de ce média d’investigation marseillais.

Sept fractures

Vers 22h30-23h00, dans la nuit du 1er au 2 juillet, Otman sort d’un tabac qui vient d’être pillé, dans le quartier de La Plaine, explique Marsactu. C’est alors qu’il aurait été violemment interpellé par des policiers, une agression pour laquelle il a porté plainte le 19 juillet avant d’être convoqué deux jours plus tard par la police des polices, l’IGPN, chargée de l’enquête. «De très nombreux éléments dans le dossier indiquent qu’il a été frappé par plusieurs personnes», entraînant une perte de connaissance et sept fractures au visage, assure son avocat, Me Nicolas Chambardon, interrogé mardi par l’AFP.

Mardi, un policier a été placé en garde à vue dans ce dossier. Il est soupçonné de «violences en réunion avec arme entraînant une incapacité totale de travail (ITT) de plus de huit jours par personne dépositaire de l’autorité publique», d’«abus d’autorité pour faire échec à l’exécution de la loi» et de «menace ou acte d’intimidation en vue de déterminer une victime à ne pas déposer plainte ou à se rétracter», a détaillé à l’AFP la procureure de la République de Marseille, Dominique Laurens, confirmant l’information initiale du quotidien Libération.

مقالات ذات صلة