Etat d’alerte maximale aux frontières sud : Un groupe terroriste assassine 11 gendarmes près de Tin-Zawatine
Un groupe armé non identifié a assassiné mercredi, très tôt le matin, onze gendarmes, qui assuraient la sécurité du poste frontalier sud de Tin-Zawatine.
- L’attaque a été organisée avec minutie et les gendarmes ont été surpris dans leur cantonnement, vers 5 heures du matin, dans un poste isolé à Tin-Zawatine, une ville limitrophe du Mali, et distante de plus de 600 kilomètres au sud de Tamanrasset. L’attentat a causé un lourd bilan : 11 gendarmes assassinés, 4 autres blessés plus ou moins grièvement et 5 véhicules brûlés.
- Selon les premières indications fournis à Echorouk, les terroristes sont arrivés nuitamment à bord de cinq véhicules de type « Station », munis d’armement lourd. L’objectif du groupe armé était de prendre possession du poste tout entier, utilisant pour ce faire, un armement important et essayant d’abord de foncer dedans le casernement en tirant des rafales sur tout ce qui bougeait. Toutefois, l’intervention des gendarmes a fait échouer le plan, et les échanges de tirs ont duré plus d’une heure, poussant en fin de compte, le groupe armé à se retirer des abords du casernement. Les blessés ont été conduits à l’hôpital de Tamanrasset à bord d’un hélicoptère.
- Aussitôt, il y eu l’arrivée sur le site des opérations du commandant de la 3e Région Militaire, qui a personnellement pris la responsabilité opérationnelle du ratissage dans toute la vaste région désertique des zones frontalières.
- Cet attentat criminel a mis en alerte maximale la 3e Région Militaire et a poussé à plus de mobilisation de l’armée. Les vastes zones désertiques allant de Tam et Adrar jusqu’à Bordj Badji Mokhtar et poussant jusqu’au Mali, ont été passées au peigne fin, et les Forces aériennes de la 3e Région ont multiplié les vols de reconnaissance au-dessus de la zone ciblée.
- C’est la seconde fois en moins d’un mois qu’une pareille attaque se produit, après celle qui avait ciblé de l’autre coté des frontières un convoi militaire nigérien, causant de graves blessures aux soldats nigériens.