Etude américaine: “C’est aux américains et aux Européens de soutenir les Algériens pour entamer l’après-Bouteflika”
Une étude réalisée par l’Institut de Washington au Proche-Orient a exhorté l’administration américaine à soutenir les Algériens dans leur recherche à un consensus national en vue d’entamer l’après-Bouteflika.
Selon cette étude, il appartient aux décideurs politiques américains de louer également la retenue dont ont fait preuves les autorités algériennes vis-à-vis des manifestants, ajoutant que les conséquences seraient catastrophiques s’il y avait recours à la répression.
La même étude exclue toute influence américaine ou européenne dans la crise actuelle que traverse l’Algérie.
La réalisatrice de l’étude a insisté sur la nécessité à ce que “les décideurs politiques américains tiennent compte des besoins de l’Algérie à long terme”.
Par ailleurs, elle a exhorté le futur président de l’Algérie à mieux traiter le volet économique, notamment en ce qui concerne le chômage qui touche particulièrement les jeunes, les dépenses de l’armée qui flambent et qui entraînent un déficit du budget.
Dans ce sillage, elle estime que le financement américain en matière des programmes de la réforme de l’enseignement et de la santé sera le bienvenu et pourrait éventuellement constituer une meilleure voie d’adhésion s’il y avait eu un changement radical.
Parmi les recommandations avancées par l’étude à l’adresse des politiques américains, “de se rappeler que l’armée algérienne constitue un intérêt commun pour Washington pour la préservation du lien solide en matière de la lutte contre le terrorisme…”.
Le document de recherche affirme qu’il n’y ait plus de pression étrangère sur l’Algérie, et ce du fait du principe de non-ingérence dans les affaires intérieures des pays.
“La question de l’identité nationale qui a évolué depuis la révolution algérienne joue un important rôle dans le déroulé des événements actuels. Cette identité repose sur le principe de non-ingérence dans les affaires internes des pays. Et c’est sur ce principe que l’Algérie s’était appuyée pour s’opposer à toute intervention militaire en Libye en 2011 et son refus aux aides du Fonds monétaire international (FMI) lors de la récession économique qu’a connue dans les années 1980”, a jugé la réalisatrice de l’étude.
Abdeslam Sekia / Traduit par : Moussa. K.