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Exécution de Chaâbani, perpétuité pour Beloucif, emprisonnement du général Hassan…

الشروق أونلاين
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D.R

La condamnation du général à la retraite Abdelkader Aït Ouarabi, dit Hassan par le tribunal militaire d’Oran à cinq (5) ans de prison est l’une des rares condamnations prises par l’institution militaire contre de hauts gradés de l’armée.

C’est la quatrième condamnation prononcée contre des officiers de l’armée dans l’histoire d’Algérie indépendante.

L’ancien chef de la lutte antiterroriste du DRS a été condamné à une peine de cinq ans de prison pour « destruction de documents » et « non-respect des consignes militaires», selon sa défense composés des Mes  Mokrane Aït Larbi, Khaled Bourayou et Touphali.

Placé sous contrôle judiciaire depuis plus de deux ans, le général mis à la retraite en 2013,a été arrêté en août dernier et incarcéré à la prison militaire de Blida avant d’ être transféré au tribunal militaire de Mers El Kebir d’Oran.  

Cette condamnation intervient au moment où un autre officier de l’armée, en l’occurrence le général à la retraite, Hocine Benhadid placé sous les verrous pour « divulgation de secrets militaires ».

Avant eux, d’anciens officiers de l’armée avaient fait l’objet de sévères condamnations, dont la plus spectaculaire fut celle du plus jeune colonel de l’armée nationale, en l’occurrence Mohamed Chabani condamné à mort par un tribunal militaire en 1964.

Son opposition à l’intégration des anciens officiers de l’armée française dans l’armée algérienne lui aurait valu son exécution.

Toutefois, l’affaire ayant fait couler beaucoup d’encre et suscité tant de réactions serait la condamnation au début des années 1990 de l’ancien chef d’état-major de l’ANP, Mustapha Beloucif.

Six ans seulement après sa mise à la retraite, le général-major Belloucif a été condamné en 1993 à vingt (20) ans de réclusion et privé de soins médicaux.

En effet, Mustapha Beloucif n’a retrouvé sa liberté qu’après l’arrivée au pouvoir du général à la retraite, Khaled Nezzar.

Malgré sa remise en liberté, il a été victime de plusieurs intimidations, sachant qu’il ait vu son passeport diplomatique confisqué et empêché d’aller à l’étranger pour recevoir des soins, avant d’être réhabilité par le président Bouteflika.

Selon le fils du général, Abdelmalek, son père avait dû subir des difficultés au lendemain d’une rencontre avec le feu Mohamed Boudiaf qui lui avait demandé des conseils. 

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