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Forum sur la finance islamique en Algérie

الشروق أونلاين
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Un forum sur les perspectives de la finance islamique en Algérie sera organisé le 4 novembre à Alger pour débattre notamment des modalités de développement d'un système financier conforme à la charia, a indiqué un des organisateurs de cette rencontre.

 Destinée aux professionnels de la finance, cette rencontre va aborder
trois thèmes relatifs respectivement au marché de la finance islamique en Algérie,
aux métiers de cette finance et aux défis à relever sur le plan réglementaire
et des compétences humaines, a expliqué au forum d’El Moudjahid M. Zoubeir Ben
Terdeyet, consultant manager de la société française Islam Invest Consulting.
Dans son intervention, il a rappelé que la place financière algérienne
compte, en plus des banques conventionnelles, deux (2) banques islamiques
(El Baraka Bank et El Salam bank) et une compagnie d’assurance islamique Essalama
Assurance, ajoutant que d’autres banques de cette catégorie ont déposé leur
demande d’agrément auprès de la Banque d’Algérie.
Pour un représentant de la banque El Baraka, M. Hider Nacer, la part
de ces banques dans le marché national ”reste modeste”, précisant que
sa banque représente 1,8% du marché bancaire algérien (secteurs public et privé)
et 15% du marché privé.
Expliquant les fondements de la finance islamique, M. Hider a indiqué
que celle-ci vise notamment la ”création de la richesse et de l’emploi
à travers un mode de financement fondé sur le partage des pertes et des profits”,
le bénéfice devant être la contrepartie d’une transaction réelle et non
financière en interdisant ”l’enrichissement sans cause” de l’épargnant

Selon le schéma de ce type de financement, la banque achète à son propre
nom le bien immobilier ou mobilier, objet du crédit demandé par le client, et
se charge donc de sa livraison au demandeur à un prix incluant un taux de profit
pour pouvoir rémunérer les actionnaires de la banque, selon ses explications.
Questionné sur l’impact de la crise financière sur les banques
islamiques à travers le monde, M. Terdeyet a indiqué que ces banques qui gèrent
des sommes de l’ordre de 700 milliards de dollars, soit 1% du marché financier
mondial, n’ont pas été affectées par cette crise du fait, selon lui, qu’elles
ont investi dans des ”transactions réelles” mais risquent, toutefois, d’être
touchés par la crise économique à l’instar des autres acteurs économiques.
Ce risque s’intensifie au regard des grands investissements consentis
par ces banques dans le secteur immobilier appelé à se déprécier si la crise
persistait, a-t-il fait valoir.
Par ailleurs, M. Hider a fait savoir que sa banque va se lancer dés
fin novembre dans l’accompagnement financier des très petites entreprises
(TPE) algériennes à travers le produit islamique “EL Moucharaka” qui consiste
en la participation financière de la banque aux projets lancés par ces entreprises
et à leurs résultats également.
A ce propos, ce responsable a indiqué que cette banque a confié à une
société suisse de services non financiers (FIDS) la mission d’identification
de TPE de la Wilaya de Ghardaia susceptibles d’être accompagnées.
En outre, elle veut également se positionner sur le marché algérien
comme une banque de détail en lançant le micro-crédit sans intérêt au profit
des femmes au foyer, a-t-il fait savoir.

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