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Fusillade mortelle à Paris, le tireur “français” s’est dit ‘raciste’ devant la police

Echoroukonline
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D.R

Après la fusillade qui a fait trois morts dans le Xe arrondissement de Paris, le principal suspect a commencé à parler. D’après Jean-Christophe Couvy, secrétaire national Unité SGP Police FO interrogé par Franceinfo ce samedi 24 décembre, l’homme placé en garde à vue « s’est dit raciste » et a avoué « qu’il était là pour tuer des gens ».

« La personne a priori a juste dit dès son interpellation qu’il était l’auteur des faits. Ce sont ses premières paroles », a détaillé Jean-Christophe Couvy. « Après, il faut que l’enquête se poursuive, qu’il passe aux aveux. Pourquoi il a fait ça, comment, est-ce que c’était un acte prémédité, un coup de sang… »

D’après le Journal du Dimanche, le tireur interpellé aurait également confié aux policiers avoir obtenu son arme, un Colt 45, via un « ami » qu’il aurait rencontré au stand de tir de Versailles. Lors de son interpellation, il avait sur lui trois chargeurs approvisionnés, selon Yahoo.

En fin de matinée vendredi, l’homme avait ouvert le feu devant le centre culturel kurde Ahmet-Kaya. Trois personnes sont mortes, trois sont également blessées. Une enquête a été ouverte pour assassinat, tentative d’assassinat, violences volontaires avec armes et infraction à la législation sur les armes. Les investigations ont été confiées à la police judiciaire.

Déjà connu de la police

Le suspect, un conducteur de train à la retraite de nationalité française de 69 ans, était déjà connu de la police. Il a été condamné en juin à douze mois d’emprisonnement pour des violences avec armes commises en 2016, condamnation dont il a fait appel.

Cet homme a par ailleurs été mis en examen en décembre 2021 pour violences avec armes, avec préméditation et à caractère raciste, et dégradations pour des faits commis le 8 décembre 2021. Dans cette deuxième affaire, il est soupçonné d’avoir blessé à l’arme blanche des migrants d’un campement du XIIe arrondissement et d’avoir lacéré leurs tentes au sabre, avait relaté à l’époque une source policière.

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