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George Bush rencontre les Palestiniens à Charm el Cheikh

الشروق أونلاين
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Le président américain George Bush est arrivé en Egypte où il doit s'entretenir avec le président Mahmoud Abbas et tenter de rassurer des interlocuteurs palestiniens inquiets, deux jours après son vibrant hommage rendu à l'Etat d'Israël.

 

 

 

Bush, dont le passage dans la cité balnéaire de Charm el Cheikh constitue la dernière étape de sa tournée au Proche-Orient, fait face à un scepticisme croissant quant à ses chances de parvenir à un accord de paix israélo-palestinien avant la fin de son mandat, en janvier prochain.

Les Palestiniens ont été consternés que le président américain, à l’occasion de son discours devant la Knesset jeudi, ne fasse qu’une seule référence à leurs aspirations pour la création d’un Etat et qu’il ne se serve pas de cette occasion pour exhorter les Israéliens à faire des compromis.

“Il aurait dû dire aux Israéliens que la liberté des uns ne pouvait se faire aux dépens de celle des autres”, a regretté le négociateur palestinien Saeb Erekat. “Il a manqué cette occasion et nous sommes déçus.”

La Maison blanche rejette les commentaires selon lesquels Bush ignore le sort des Palestiniens et insiste sur le fait qu’il va répondre à leurs inquiétudes, samedi, à l’occasion de sa rencontre avec Abbas.

“Il va clairement affirmer que le peuple palestinien mérite un Etat”, a déclaré le porte-parole de la Maison blanche Gordon Johndroe.

ACCUEILLI PAR MOUBARAK A L’AÉROPORT

Bush, qui doit rencontrer le président afghan Hamid Karzai avant de s’entretenir avec Abbas, a été accueilli à son arrivée à l’aéroport par son homologue égyptien, Hosni Moubarak. Les deux hommes ont eu un entretien privé à l’issue duquel ils n’ont fait aucune déclaration.

Sur la route de l’aéroport, le convoi de Bush est passé devant une fresque murale retraçant les efforts passés de ses prédécesseurs pour parvenir à la paix au Proche-Orient.

Jeudi, la visite du patron de la Maison blanche en Israël, où il a participé aux célébrations du 60e anniversaire, a éveillé de nouveaux doutes quant à sa capacité d’agir comme médiateur impartial entre Israéliens et Palestiniens.

Il a salué Israël comme “la patrie du peuple élu” et promis que les Israéliens pourraient toujours compter sur le soutien américain face à leurs ennemis du Hamas ou de l’Iran.

Israël lui a réservé en retour un accueil digne d’un héros, beaucoup considérant Bush comme le meilleur allié historique de l’Etat juif à la Maison blanche.

Dans ce contexte difficile, Abbas essaiera de convaincre Bush de faire davantage pression sur Israël pour parvenir à un compromis mais les leviers du président palestinien, qui ne gouverne plus que la Cisjordanie depuis la prise de pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza, sont limités.

La tournée du président Bush au Proche-Orient, la seconde en cette année 2008, fait suite à la conférence d’Annapolis, dans le Maryland, en novembre dernier, où Israéliens et Palestiniens se sont engagés à essayer de parvenir à un accord de paix d’ici janvier 2009.

Depuis lors, ces pourparlers ont été fortement affectés par les programmes d’agrandissement des colonies israéliennes en Cisjordanie et les violences dans la bande de Gaza, où les tirs de roquettes des activistes du Hamas ont entraîné de violentes ripostes de Tsahal.

Dimanche, pour sa dernière journée dans la région, Bush doit rencontrer le roi Abdallah de Jordanie, le Premier ministre pakistanais, Yousaf Raza Gilani, et des responsables irakiens dans le cadre d’un forum économique international.

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