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Hamou Amirouche au « Forum Echourouk » :

الشروق أونلاين
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Hamou Amirouche au « Forum Echourouk » :
Hamou Amirouche / photo Echourouk

Hamou Amirouche est né en 1937 à Tazmalt dans la wilaya de Bejaia, il a passé deux années, 1957 et 1958, en compagnie de son ami le colonel Amirouche, chef de la troisième région, en tant que secrétaire personnel, et aujourd’hui, il s’est installé aux USA comme chercheur et professeur à l’université San Diego, il a publié dernièrement ses mémoires sous le titre « Akfadou ». Le quotidien Echourouk l’a reçu dans son forum où il a parlé de plusieurs zones d’ombre du chemin de Si Amirouche, comme il s’est étalé sur des événements qui ont fait vibrer la guerre et ayant déjà fait coulé beaucoup d’encre, tel que « Melouza » et « Labelouit » et les condamnés de la première wilaya.

  • Il a estimé ses victimes à plus de 300, parmi eux des enfants et des femmes, à son retour de Tunisie, Amirouche lui a demandé de préparer un rapport sur Melouza.
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  • Hamou Amirouche, auteur du livre « Akfadou …une année avec le colonel Amirouche », publié dernièrement par la maison d’édition « Casbah », a profité de sa visite au forum d’Echourouk, pour innocenter le colonel Amirouche du génocide qui a fait 300 victimes -selon lui- parmi les habitants du village « Beni Ouelmane » à Melouza, puisque à cette époque il n’était pas chef de la troisième wilaya, qui était dirigée par Mohamedi Essaid, appelé Si Nacer.
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  • Hamou Amirouche, qui accompagnait le colonel Amirouche comme étant son secrétaire personnel, a raconté comment les dignes du village Ain Ouelmane étaient pour le mouvement national algérien, «une groupe de l’armée de libération nationale est passé par là, et deux d’entre eux ont été tués ».
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  • L’invité du forum a révélé que « le colonel Si Nacer a donné l’ordre à Abdelkader Elbriki, qui est l’un des moudjahidine recruté par le colonel Amirouche parmi les exécuteurs de la première wilaya, pour enquêter sur l’événement, alors ce dernier s’est rendu à Melouza où il a rassemblé les habitants du village Beni Yelmane, et leur a demandé d’arrêter de combattre l’armée de libération nationale, mais on lui a répondu par des propos démesurés, ce qui a provoqué son ire et donner l’ordre d’exécuter les habitants, dont le nombre dépasserait les 300 personnes dont des enfants et des femmes, selon ces renseignements.
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  • Hamou Amirouche a indiqué : « j’ai connu Abdelkader Elbriki de prés, on a voyagé ensemble pour une mission en Tunisie, il était un moudjahid très nerveux »
  • Quant au nombre de victimes, Hamou Amirouche a déclaré : « C’est tout ce qu’on m’avait dit, et je n’ai aucune preuve la dessus, et tout ce que je peux affirmer, c’est que Amirouche n’a aucun lien, ni de près ni de loin, avec le génocide de Melouza, en ce moment là il était de retour de Tunisie ».
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  • L’invité de Echourouk a ajouté que Amirouche, dés son retour de Tunisie, a donné l’ordre d’élaborer un rapport détaillé sue l’événement », et je me rappelle que l’avais lu, mais furtivement, et je ne me rappelle pas de ce qu’il contenait, avant d’ajouter : « Amirouche a refusé de divulguer l’affaire pour qu’elle n’arrive pas à son ex-chef le colonel Mohamedi Essaid ».
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  • L’auteur du livre « Akfadou », une foret dense qui abritait le centre de commandement de la troisième wilaya, a rappelé que cette dernière a connu des événements similaires, dont celle de Bordj Bou Arreridj, où le messaliste Belounis a pris la fuite vers Msila, avant de se livrer à l’armée française ».
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  • Son secrétaire personnel parle de la plus grande manigance de la guerre de libération, « Amirouche n’était pas un sanguinaire, et le capitaine Paul Alain Lidgy est le responsable de l’affaire « Labelouit »
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  • Le début de l’affaire « Labelouit », selon Hamou Amirouche, renvoie au mois de Mars 1958, quand l’officier Si Salah avait été muté vers la région de Bordj Menaiel, où il a été appréhendé dans des conditions douteuses sans qu’aucune balle ne soit tirée, ce qui a mis le  colonel Amirouche dans le doute.
  • Notre interlocuteur a rappelé que c’est le capitaine français, Paul Alain Lidgy, qui avait planifié et a exécuté l’opération qui rentrait dans la guerre psychologique francaise contre le front et l’armée de libération nationaux », et après la fin de la bataille d’Alger en 1957, les moudjahiddines de la capitale et ses environs ont rejoint les deux wilayas les plus proches, c’est-à-dire la troisième et la quatrième, et les hommes de Paul Alain Lidgy, connus sous le nom de « Les Bleus », du fait qu’ils portaient des jeans bleus, ont profité de l’occasion pour s’introduire dans les rangs des fuyards et ils ont rejoint la montagne, et sur un plan établi par Lidgy ces derniers ont fait réussi à répandre des rumeurs comme une traînée de poudre au sein des rangs des moudjahiddines et leurs chefs, et les ont convainc que les mécréants avaient investit tous les niveaux de la guerre, ce qui a découragé la plupart de ceux venus de la capitale et exposé la plupart d’entre eux à la liquidation, et il n’y avait pas de prisons pour placer ces accusés en attendant les résultats de l’enquête, et c’est pour cela que doutait d’une personne voulait automatiquement dire le tuer ».
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  • Le secrétaire personnel de Amirouche s’est demandé : « Avant d’accuser Amirouche il faut d’abord savoir comment cela s’est passé ?, pour répondre : « Paul Alain a usé de tous les moyens, dont le trafic de cachets de la guerre et les signatures de leur chef, et les utiliser dans des documents indiquant que telle ou telle personne travaille pour l’armée francaise, et trouver un moyen pour qu’ils atterrissent auprès des moudjahiddines, ce qui semé la pagaille parmi eux, et chacun d’eux regardait l’autre comme étant « un lâche».
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  • Notre interlocuteur a rappelé que le colonel Amirouche a envoyé un rapport au gouvernement provisoire mettant en garde toutes les wilayas de « manigances », comme il a enregistré que « parmi les arrestations, figuraient des chefs de régions et de secteurs, des officiers, des soldats et des chefs locaux du front de libération nationale et des civiles ».
  • Hamou Amirouche a affirmé que « c’est injuste de faire porter le chapeau au colonel Amirouche sur la responsabilité de ce qui est arrivé à Labelouit et de le qualifier de sanguinaire, et j’ai expliqué la question depuis deux années à peu prés dans une interview que j’ai accordée à un journaliste français sur la chaîne « France Culture », j’étais ferme, et j’ai dis qu’en aucun cas on pouvait incombe la responsabilité de la mort des dizaines, qu’ils soient des innocents ou pas, au colonel Amirouche, alors que la responsabilité effective était le capitaine Paul Alain ».
  • Avant d’ajouter : « Le journaliste m’avait informé qu’il s’était entretenu avec l’épouse de Paul Alain, et cette dernière a révélé que son époux n’avait pas la conscience tranquille quant à sa responsabilité à Labelouit, l’important c’est que la guerre psychologique menée par l’armée francaise n’était pas moins dangereuse que les napalms et les autres bombes, et leurs buts était de tuer plus d’Algériens, ce qui veut dire qu’on doit pas incomber la responsabilité à Amirouche seul.
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  • L’invité de Echourouk a ajouté l’existence de statistiques exactes sur le nombre de victimes de Labelouit, et à ma connaissance elles varient dans la wilaya trois entre 300 et 600, et que leur nombre dans la wilaya quatre était inférieur, et ce n’est qu’une estimation seulement ».
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  • Hamou innocente Amirouche du sang des « Lycéens », l’intellectuel arabisant Amokrane et le francophone Aissani étaient proches du colonel
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  • Hamou Amirouche a réfuté en bloc que le colonel Amirouche ait ciblé dans l’opération de Labelouit des intellectuels et des lycéens exactement, et le seul point en commun entre les condamnés à mort était leurs fuites de la capitale et ses environs après la bataille d’Alger.
  • L’interlocuteur a indiqué : « « Si Amirouche était le seul chef qui se chargeait des jeunes pour poursuivre leurs études, alors il envoyait les meilleurs en Tunisie, où il a créé en 1957 un cercle d’étudiants avec des fonds de la troisième wilaya, et cela sou la protection des soldats en charge du transport de fonds et des rapports là bas », et a ajouté : « Moi personnellement et dés mon arrivée en Tunisie après plus de 40 jours de marche, dans une mission que Si Amirouche m’avait confié, je lui avait adressé une correspondance lui demandant la  permission de retourner, et il m’a demandé de rester là bas et de prendre en charge le club et de poursuivre mes études, et je me souviens qu’il m’avait envoyé une lettre où il dit : « Reste en Tunisie et moi je te rejoindrai, et j’ai réussi à décrocher mon baccalauréat et d’obtenir une bourse du gouvernement provisoire pour terminer mes études aux USA ».
  • Le secrétaire du colonel Amirouche a déclaré que ce dernier a adressé une correspondance au gouvernement provisoire lui demandant d’accorder des bourses aux étudiants du club « car ce sont des enfants de l’Algérie entière et non pas seulement de la troisième wilaya ». Rappelant que le chef de la troisième wilaya, et à chaque fois qu’un groupe de jeunes étaient prets à rejoindre la Tunisie pour poursuivre leurs études, il s’adressait à eux avec les mêmes propos : « je vois envoie en Tunisie pour vous former afin de servir la patrie après l’indépendance …ne revenez pas en Algérie sans avoir obtenu de diplômes, quant aux armes il y a d’autres volontaires pour les transporter ».
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  • Notre interlocuteur a expliqué comment est ce que l’accusation du colonel Amirouche de la liquidation des lycéens était « fabriquée par les services de renseignements français afin de dissuader ceux là à rejoindre les rangs de la guerre, indiquant que c’est « la radio bled du colon qui était l’instigatrice majeure de cette rumeur », avant de répondre à Belaid Abdeslam qui avait déclaré que, durant son voyage à l’étranger, il avait peur de traverser la wilaya trois de peur de tomber dans les mains de Amirouche », et il a rappelé que l’ex chef du gouvernement « avait pris le train à destination de Oujda en 1957 alors que l’on a découvert les premiers « bleus » que durant le mois de mars 1958 ».
  • L’invité a terminé le forum de Echourouk par « la levée de l’accusation de Amirouche quant à la liquidation d’intellectuels en rappelant que l’un des proches de ce dernier, il y avait l’intellectuel francophone Aissani Mohand Essaid, il était étudiant en droit, et l’intellectuel arabisant Abdelhafid Amokrane, ministre des affaires religieuses par la suite ».
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  • L’assassinat de Mustapha Ben Boulaid provoque la discorde dans les Aurès « Les exécuteurs de la première wilaya ont égorgé plus de 100 moudjahid en une seule nuit ».
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  • L’auteur du livre « Akfadou » a parlé de l’affaire des exécuteurs de la première wilaya et dit : « Le problème a commencé avec la fuite du chef de la wilaya Mustapha Ben Boulaid de la prison El Keddia, dans des conditions ambiguës, et fut assassiné en 1956 suite à l’explosion d’une radio miné »e, dans des conditions que l’on dit aussi ambiguës, après cela la région des Aurès est rentrée dans une vraie crise à cause des conflits autour de la succession, qui revient principalement aux conflits de tributs »
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  • Hamou Amirouche a ajouté que le commandement de la guerre a chargé le colonel Amirouche de se rendre en personne aux Aurès afin de régler le problème, et de rendre les choses à leurs cours, et il a effectivement fait un très bon travail, et toutes les personnalités avaient compris le message et il les a muté vers la troisième wilaya, parmi figurait Abdelkader Albriki qui a semé la zizanie auprès de l’armée francaise, ainsi que Mustapha Hakimi, et c’est ce qui a dérangé des responsables des Aurès, dont un responsable écarté par Amirouche à cause de son incapacité à prendre les choses en main, et c’est lui qui s’est chargé de la vengeance du chef de la wilaya trois à travers un génocide sans précèdent commis conter un groupe de l’armée de libération, qui venait de Tunisie et dont les victimes étaient estimées à plus de 100 moudjahid ».
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