Hanoune: Bouteflika et Sellal m’ont proposé de participer au gouvernement et j’ai refusé
La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune a révélé avoir décliné la proposition du président Bouteflika et de Sellal pour participer au gouvernement, indiquant que l’état de santé « s’améliore » et se porte mieux qu’avant.
A l’issue des travaux de la session ordinaire de son parti tenue à Zéralda, la secrétaire générale du PT a déclaré que son parti n’était pas concerné par le gouvernement actuel.
A la question de savoir si son parti participera au prochain gouvernement qui sera nommé dans les jours à venir, Hanoune a répondu que « le Premier ministre, Abdelmalek Sellal nous a contacté sur ce sujet précisément, mais le Parti des travailleurs n’est pas concerné par le prochain gouvernement ». Et Hanoune de poursuivre: « J’ai dit à Sellal, la priorité pour nous c’est bien d’organiser des élections législatives anticipées ».
« J’ai discuté avec le Président sur ce sujet, et il sait très bien notre position. Depuis 2000, on nous proposait de participer au gouvernement mais notre attitude reste inchangée sur ce sujet. Nous avons dit que lorsque notre parti aura la majorité, ce sera lui qui gouvernera alors», enchaîne-t-elle.
Interrogée sur l’état de santé de Bouteflika qu’elle a rencontré lors de la prestation de serment pendant 40 minutes, la patronne du PT a dit que « tout le monde l’a vu qu’il ne marchait pas, mais il a prêté serment et jouit de toutes ses facultés mentales et il parle et il réfléchit. D’ailleurs, personne ne peut prétendre dire s’il pourrait gouverner jusqu’à la fin de son mandat ou non, il n’y qu’Allah qui le sait, même si le Président soit en bonne santé…il n’y a pas un président même en bonne santé qui pourrait gouverner le pays seul. Il contrôle et suit tout. Mais, il faut qu’il y ait un véritable gouvernement, un véritable parlement, une justice indépendante et un Etat d’institutions ».
« J’ai pu constater chez le président Bouteflika ce désir d’aller de l’avant», estime-t-elle.
Par ailleurs, elle a révélé que son parti « lancerait prochainement une nouvelle initiative politique » ayant trait aux réformes politiques en vue d’instaurer une seconde république qui ne devrait pas être en rupture tant avec la première qu’avec les buts de la Glorieuse Révolution algérienne. « Nous lancerons prochainement une nouvelle initiative politique qui pourrait sous forme d’une lettre ouverte au président de la République dans laquelle nous réclamons de procéder d’urgence à la profonde réforme constitutionnelle, d’organiser des élections législatives anticipées et de réclamer de cesser d’utiliser de l’argent en politique».