Hommage à Mohammed Farah, le virtuose de la langue arabe
Mohammed Farah
Echorouk a honoré, hier matin, Mohamed Farah, le doyen algérien de la langue arabe, reconnaissant par là sa place de chevalier de la pensée, de la culture et du savoir dans le pays. Les compagnons de cet érudit assistaient à la cérémonie, ainsi que quelques uns de ses disciples et aussi une poignée de gens des médias dont le couple qui présentait la célèbre émission de Farah, « Notre belle langue », sur les ondes de la radio nationale chaîne 1.
- Mohamed Farah est un symbole de l’histoire de l’Algérie, le Sibaoueih local. D’abord enseignant, puis journaliste et fidèle protecteur de la langue arabe en Algérie depuis des décennies, il a eu le mérite de la conserver intacte par sa contribution journalistique acharnée à la radio et dans la presse écrite.
- Durant plus de trois heures les participants ont évoqué les différentes étapes de la vie de Mohamed Farah, dévoilant des aspects qui sont restés inconnus jusqu’ici. Ils ont débattu des questions et soulevé des problèmes inhérents à la négligence de la langue arabe.
- Comme de coutume, le professeur Ali Fodhil a couvert, du burnous traditionnel d’Echorouk, les épaules de Mohamed Farah, qui a aussi reçu une attestation honorifique et une récompense pécuniaire.
- En dépit des signes de maladie, Mohamed Farah n’a pas manqué de prononcer une allocution, remerciant Echorouk de ses initiatives et des efforts consentis pour promouvoir le savoir dans notre pays.
- Notre chevalier du jour a jonglé avec les mots, les sens et les contresens prouvant la richesse, la subtilité donc la nécessité de préserver la pureté de la langue arabe. Il était d’ailleurs le correcteur des discours de feu Houari Boumediene et de Chadli Bendjedid et toute sa vie il a pourchassé et traqué les erreurs dans la langue arabe.
- Le compagnon de Mohamed Farah, Mohamed Chérif Qaher, est revenu lors de son intervention sur les péripéties vécues côte à côte qu’il qualifie d’agréables et riches d’enseignements.
- Mahfoudh Guerbadj estime pour sa part que Mohamed Farah qu’il a connu dans le milieu administratif et journalistique, est un pilier de l’éducation et de la culture en Algérie. « Je faisais très attention à ne pas commettre de fautes lors de mes conversations avec lui d’autant plus que ma formation et celle de ma génération s’est faite en français », a-t-il précisé.
- L’ancien directeur de radio Abdelkader Nour, considère que la cérémonie de distinction d’Echorouk a restitué la considération due à nombre de savants, hommes de culture et prédicateurs laborieux à l’instar de Mohamed Farah qui s’attachait à rectifier les fautes de langage et de formulation en toute occasion.