Inquiétudes du G7 sur la stabilité économique
Les ministres des Finances et les gouverneurs de banques centrales du G7 ont souligné lundi dans un communiqué commun leurs inquiétudes concernant la “volatilité excessive” du taux de change du yen et “ses possibles implications négatives pour la stabilité économique et financière”.
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“Nous sommes inquiets de la récente volatilité excessive du taux de change du yen et de ses possibles implications négatives pour la stabilité économique et financière”, a affirmé le G7 dans ce communiqué.
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Le club des pays riches (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie et Japon) s’est en outre déclaré prêt “à coopérer” pour rétablir le calme et la stabilité sur les marchés.
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“Nous continuerons à surveiller attentivement les marchés et à coopérer d’une façon appropriée”, ont indiqué les pays du G7 dans leur communiqué.
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La déclaration du G7 n’a pas réussi à freiner l’envolée du yen et la Bourse de Tokyo s’est effondrée de 6,36% en clôture, l’indice Nikkei atteignant son plus bas niveau depuis 1982.
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Par ailleurs, diffusé alors que les marchés européens et nord-américains étaient fermés, ce communiqué a été qualifié de “trop superficiel pour provoquer une réaction” des marchés, par des cambistes à Tokyo.
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Globalement, les marchés se montraient particulièrement sous tension dans l’attente, cette semaine, de nombreux indicateurs macro-économiques clefs aux Etats-Unis, en Europe et au Japon.
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Les Bourses européennes ont ouvert lundi en forte baisse, dans le sillage des dégringolades des places asiatiques.
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En Asie, Outre l’effondrement spectaculaire de la Bourse de Tokyo de 6,36 %, celle de Shanghai a fini sur une chute de 6,32%. A contre-courant de la région, après une séance globalement à la baisse, Séoul a fini sur une hausse de 0,8%, après l’annonce par la Banque centrale sud-coréenne de la plus importante baisse jamais appliquée à son principal taux directeur.
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La Bourse de Hong Kong s’est effondrée de 12,7% à la clôture. L’indice Hang Seng avait été annoncé dans un premier temps en recul de 12,2%, avant d’être révisé peu après la clôture en recul de 12,7%.
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En Inde, l’indice de la Bourse de Bombay plongeait de plus de 10% en séance, passant sous la barre des 8.000 points.
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La plupart des marchés boursiers des pays pétroliers du Golfe étaient aussi en baisse lundi.
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A mi-séance, le marché koweïtien enregistrait des pertes de 2,6% et le marché saoudien, le plus important des pays arabes, a ouvert dans le vert mais a vite plongé, perdant 3,8%. Le Dubai Financial Market, qui a ouvert sur une petite hausse de 0,26%, a connu un renversement de tendance et perdait à la mi-séance 1,9%.
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L’Abu Dhabi Securities Exchange cédait pour sa part 1,74% et le Doha Securities Market était à -0,9% après une hausse initiale alors que la petite place de Muscat Securities Market creusait ses pertes à 7,3% et que celle de Bahrain Stock Exchange perdait 2,8%.
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Par ailleurs, le cours du Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre est tombé jusqu’à 59,32 dollars sur l’Intercontinental Exchange de Londres, redescendant ainsi à ses plus bas niveaux en séance depuis février 2007.
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Au même moment, le cours du baril de “light sweet crude” pour la même échéance est tombé jusqu’à 61,55 dollars sur le New York Mercantile Exchange, son plus bas niveau depuis mai 2007.
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L’euro a touché un plus bas depuis avril 2006 face au dollar, à 1,2367 dollar pour un euro.
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“La crise financière internationale a pris en octobre l’allure d’un scénario catastrophe. Elle affecte l’économie réelle. Il est à ce jour difficile d’en prévoir les évolutions et les effets dans la durée sur l’économie mondiale”, commentaient des analystes.
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Pour eux “les opérateurs semblent capituler face à la menace de récession mondiale qui prend de l’ampleur”.