Israël a enlevé des algériens qu’il prétend Harraga
Echorouk a poursuivi son enquête au sujet des quatre algériens incarcérés dans la prison de Ramla en territoires occupés. Le journal a découvert les noms de ces jeunes arrêtés par la sécurité israélienne, qui vivent l’enfer dans des conditions de détention inhumaines.
- Echorouk a réussi à obtenir le nom des algériens détenus à la prison israélienne de Ramla depuis plus de deux ans, sans aucun jugement préalable. Il s’agit de Abdelaziz Oulbani, Fouad Boufarouk, Adel Chérif et Mohammed Tahar Khelifi.
- Echorouk n’a pu joindre les détenus pour avoir des détails sur leur état de santé, vu que l’Algérie n’est pas reliée au réseau de téléphonie à l’entité israélienne. C’est donc notre confrère Mansour El Abi, le directeur de l’unité de tournage de la chaine qatarie Al Jazeera qui s’est porté volontaire pour établir le contact entre le journal et les détenus.
- Même si le journal a révélé l’affaire mercredi dernier, cela n’a pas été suffisant pour faire réagir les autorités algériennes afin qu’elles tentent de joindre les prisonniers. L’un des détenus a affirmé qu’il n’existe aucun contact entre eux et les autorités officielles, ni préliminaire, ni indirect. Il poursuit que le seul organisme qui semble se préoccuper de leur situation n’est autre que l’organisation de la Croix Rouge.
- Les quatre algériens avaient été arrêtés il y a plus de deux ans par la sécurité israélienne à bord d’un navire grec de marchandises, suite à la duplicité d’un ressortissant grec qui leur avait promis de les faire entrer en territoire turc. La justice de l’occupation israélienne peine à organiser le procès de ces algériens qui nient leur tentative d’entrée illégale en territoires occupés, d’autant que leur arrestation s’est faite loin de ces territoires.
- Les algériens gardent l’espoir de se voir élargis prochainement, suite aux assurances de la Croix Rouge qui leur a réitéré à maintes reprises que leur incarcération à Ramla était illégale.
- Dans ce genre de situation, le droit international dicte aux autorités d’occupation israéliennes de transférer les détenus vers leur pays d’origine, l’Algérie. En l’absence de toute forme de relation avec l’entité israélienne, l’Etat algérien peut recourir à la médiation du ministère des affaires jordanien ou égyptien.