Israël vole les eaux pour assoiffer les arabes !
Le secrétaire général de la ligue arabe, Amr Moussa, a appelé, hier, à une stratégie commune pour affronter la spoliation des eaux palestiniennes, libanaises, jordaniennes et syriennes en demandant officiellement aux états arabes concernés d’activer rapidement dans un cadre arabe et international pour récupérer les eaux accaparées depuis des décennies par Israël.
- Moussa a loué l’expérience commune à l’Algérie, la Tunisie et la Libye, de gestion et d’exploitation des eaux souterraines du Sahara et a déclaré que le conseil arabe de l’eau permet à la ligue arabe d’assumer un des problèmes les plus épineux de ce siècle.
- Le dernier sommet du Koweït a permis d’évoquer les problèmes stratégiques tels la protection des ressources hydriques, la meilleure exploitation possible de cette matière, et la coopération des pays voisins comme la Turquie et les pays africains qui sont les sources d’une quantité importante des eaux arabes.
- Les ressources non occidentales des eaux arabes sont estimées à 139 milliards de mètres cubes en plus des eaux de surfaces communes et non communes qui ont besoin d’accords de partage.
- Amr Moussa a indiqué que la première réunion du conseil des ministres arabes de l’eau qu’accueille Alger est un grand pas dans le cadre du travail arabe commun, et les arabes sont sollicités pour des efforts supplémentaires afin de fournir l’eau dont ils ont besoin pour s’assurer la stabilité politique et économique. Il a demandé d’adopter une stratégie arabe pour fournir, distribuer et gérer les ressources en eau à l’horizon 2025.
- Le secrétaire général de la Ligue Arabe qui a défendu l’utilisation des nouvelles technologies dans le domaine a pressé la Syrie, la Jordanie, le Liban et la Palestine d’œuvrer rapidement à récupérer les eaux spoliées par Israël, qui s’accapare annuellement d’un milliard de mètres cubes des eaux syriennes à titre d’exemple.
- Moussa a d’autre part souligné que les arabes dilapidaient chaque année quelque 90 milliards de mètres cubes; une quantité suffisante à combler le déficit hydrique à l’horizon 2025. Mes experts de la Ligue n’ont pas manqué de rappeler que les états arabes seront menacés de soif durant les 20 prochaines années; un phénomène qui sera accentué par les changements climatiques et la diminution des réserves d’eaux arabes.