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La 2e Brigade motorisée algérienne au Moyen-Orient: Branle-bas de combat

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La 2e Brigade motorisée algérienne au Moyen-Orient: Branle-bas de combat

En même temps que des ordres nous parvenaient pour nous préparer à rallier le Moyen-Orient, les personnels d’un fort groupement sous les ordres du capitaine Abderezzak Bouhara s’envolaient pour l’Egypte, précédé par le commandant Zerguini et d’autres officiers envoyés en précurseurs.

  • Nous étions en pleins préparatifs quand nous apprenions que notre destination était l’Egypte. Nous disposions, à l’époque, de trois brigades d’infanterie motorisées, la 1re commandée par le capitaine Abdelkader Abdellaoui, la 2e était sous mes ordres, tandis que la 3e était sous la direction du capitaine Mohamed Allag. Une quatrième brigade, formée plus tard et commandée par le capitaine Mohamed Allahoum, sera désignée pour me remplacer courant du mois d’octobre 1969.
  • Alger était en effervescence.
  • En appui du groupement du capitaine Bouhara, un fort détachement logistique commandé par le capitaine Salim Saâdi, directeur du transport à l’époque, suivait par la route. Arrivé en Libye, le capitaine Saâdi reçut l’ordre de rebrousser chemin dès que les autorités d’Alger apprirent la fin des hostilités. Sur le chemin du retour, les Tunisiens qui, à l’aller, avaient accueilli les colonnes avec des youyous, des fleurs et des friandises, faisaient grise mine, non que l’armée algérienne fît demi tour, mais parce que les Tunisiens – comme nous tous – se sentaient humiliés d’apprendre que les Arabes étaient défaits en si peu de temps. Faisant fortune contre bon cœur, ils se mettaient le long des routes et, tels des autostoppeurs, indiquaient, le pousse levé en direction de l’Est, non sans un humour consommé, que nos hommes se trompaient de chemin car l’Egypte était dans le sens inverse.
  • En sus de l’essentiel de ses forces, l’Algérie envoyait également ses forces aériennes. Pendant le transfert de nos avions Mig 21 et Mig 17, deux d’entre eux sont astreints à des atterrissages forcés à la frontière algéro-tunisienne pour des raisons techniques, suite probablement à une mauvaise préparation et à la précipitation. L’on prête au président Bourguiba cette boutade : «Heureusement qu’au cas où, ils n’atteindraient pas Tunis !». C’est que, à l’époque, nos voisins considéraient que l’armement dont l’Algérie se dotait pouvait un jour être dirigé contre eux. 
  • Le capitaine Mohamed Bouzghoub, actuellement colonel à la retraite, décollait d’une base du Sud-est de l’Algérie avec deux escadrons de MIG 17. Quinze avions MIG 21 que nous venions tout juste d’acquérir, étaient aussi de la partie. Ils étaient pilotés par des Egyptiens. Des chars T54, des automoteurs SU 100 et des engins blindés furent aussi envoyés au front. Dès l’atterrissage de nos MIG21, ces derniers étaient rapidement  préparés et envoyés en mission. Les avions égyptiens étaient entièrement détruits au sol. Un de ces MIG 21, flanqué de la cocarde algérienne, sera abattu au- dessus de Tel-Aviv. Comble de malheur pour les Egyptiens, en plus de tous les bruits qui circulaient sur leurs mésaventures, des gorges chaudes dirent à tort que le seul avion qui avait atteint Israël était Algérien !
  • Ce pilote égyptien, héros parmi tant d’autres, mérite que nous lui rendions un vibrant hommage car, malgré une guerre perdue d’avance, il n’avait pas hésité à piquer son appareil, tel un kamikaze, sur la capitale de l’Etat hébreu. En pensant à ce glorieux martyr égyptien, il me revient l’histoire de ces Palestiniens qui étudiaient dans les universités algé­riennes et à l’Ecole interarmes de Cherchell et que nous avions décidé de mobiliser dans la perspective de les envoyer se battre. Certains, peu nombreux il est vrai, ne répondirent à l’appel. C’était le comble pour nous qui venions de sortir la tête haute de notre propre guerre libératrice.
  • Au début des années 1970, je faisais partie d’une délégation qui fut envoyée en Egypte pour remettre des équipements aux forces armées égyptiennes. La délégation était sous les ordres du colonel Mohamed-Salah Yahiaoui. Nous étions porteurs d’un message de Houari Boumediene dans lequel il informait le ministre égyptien de la Défense, le général d’armée Mahmoud Fawzi, que l’Algérie mettait à la disposition de son pays 60 avions de combat, 150 véhicules blindés et 75 à 100 chars qui seraient livrés par l’Union soviétique. Le tout négocié et payé par l’Algérie.
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