La chambre d’accusation soutient la mise sous contrôle judiciaire des cadres de Sonatrach
Echorouk a appris de sources sûres que la chambre d’accusation près la cour d’Alger a appuyé hier la décision du juge d’instruction près du tribunal de Sidi M’Hamed de placer Mohammed Meziane, l’ex président directeur général de Sonatrach et les cadres de la société sous contrôle judiciaire. Une session s’est tenue tout au long de la journée en présence de la défense des mis en cause qui ont demandé la remise en liberté provisoire.
- Les membres de la chambre d’accusation sont entrés en délibération à huis-clos, et jusqu’à une heure tardive, après avoir entendu les requêtes du parquet et celles de la défense.
- La défense de l’ancien président directeur général de la société nationale et les autres cadres du groupe ont donc plaidé la remise en liberté provisoire, après qu’ils aient été placés sous contrôle judiciaire, synonyme d’une interdiction de quitter le territoire national, et l’obligation de se présenter chaque semaine devant le juge d’instruction près du tribunal de Sidi M’Hamed. En cas de non respect de cette procédure, c’est la mise sous mandat de dépôt.
- En revanche, le procureur de la république a fait appel pour l’exécution du mandat de dépôt contre les sept accusés placés sous contrôle judiciaire au mois de janvier dernier. Il s’agit de l’ex P-DG du groupe Mohammed Meziane, Chawki Rahal directeur adjoint chargé des activités commerciales, et d’autres cadres occupant des postes importants au sein de Sonatrach.
- A noter que les investigations approfondies dans cette affaire qui a ébranlé le plus grand groupe pétrolier en Afrique ont révélé 1845 transactions douteuses passées de gré à gré entre janvier 2005 et juillet 2009. Ces marchés ont concerné trois dossiers selon le rapport des services de sécurité et de renseignement. Les enquêteurs ont mis le doigt sur des anomalies, des non conformités avec la loi , particulièrement dans l’octroi de contrats dans la société qui représente le pilier de l’économie nationale.
- Nos sources indiquent que l’expert financier désigné par le juge en charge du dossier a estimé à 9600 milliards de centimes les dommages et pertes engendrés par l’octroi de projets en contradiction avec la législation en vigueur. Un montant que les avocats de la défense jugent faramineux et exagéré. La défense compte par conséquent introduire une demande pour revoir le rapport de l’expert financier, y compris pour ce qui a trait à l’argent dépensé dans les contrats passés avec des sociétés étrangères spécialisées dans l’exploitation et l’énergie.