La classe politique critique le monopole du gouvernement sur la maladie du président
La responsabilité politique et morale du gouvernement d’informer le peuple algérien sur la maladie du président Bouteflika, est indexée à l’unanimité par les partis. Considérant que le monopole pris sur ce dossier n’est qu’un “mépris pour le peuple».
Car selon eux, ce style des années soixante-dix, est dépassé et il n’est plus valable de nos jours. Jusqu’à présent, et malgré d’entrée la quatrième semaine de maladie du président, le flou est encore maître de la situation sur ce dossier, ce qui a augmenté le suspens de cette situation, des informations contradictoires ici et là, et qui venait souvent à l’encontre des assurances données par le Premier ministre et les responsables au niveau de la présidence. Le président du Mouvement de la société pour la paix, Abderrazak Mokri, déclare que les rumeurs ont pris de l’ampleur à un point non recevable. Ce cas a dépassé l’incident de la maladie de l’ancien président, Houari Boumediene» et commentant la façon dont le gouvernement a fait face à la maladie du président. L’article 88 stipule: “. S’il le Président est dans l’incapacité d’exercer ses fonctions en raison d’une maladie grave et chronique, le Conseil Constitutionnel, se réunit, et après avoir vérifié cet empêchement par tous moyens appropriés, une réunion sera proposée au Parlement et à l’unanimité pour déclarer l’état d’empêchement. Le Parlement siégeant avec ses deux chambres réunies, annonceront l’empêchement du président de la République, avec une majorité des deux tiers de ses membres. Le président du Conseil de la Nation, assumera l’intérim durant une période maximale de 45 jours. Si l’empêchement continue après l’expiration de 45 jours, une déclaration de démission s’impose. Une décision unifiée sur cette question, est reportée après consultations entre les différents partis politiques, si le départ s’y précise. Ce qui est désormais possible si la politique de fuite en avant persiste, déclarent les responsables du mouvement Ennahda.