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Le secrétaire d’Etat à la Défense, Jean-Marie Bockel, a écarté hier, l’idée d’une journée de commémoration des victimes de guerres, comme le “Memorial day” américain, lors du Congrès de la Fédération nationale des anciens combattants en Afrique du nord (Fnaca).
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“Il n’y aura pas de Memorial day à la française. Une journée unique de commémoration n’est ni dans notre culture ni dans notre histoire. Aujourd’hui, toutes les commémorations ont un sens”, a estimé M. Bockel devant la presse à Bordeaux (sud-ouest).
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“Par contre, nous devons réfléchir à rendre plus vivantes ces commémorations, à permettre de mieux organiser le passage de témoin, à les rendre intéressantes pour la jeunesse”, a-t-il ajouté.
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Le président de la Fnaca, Wladyslas Marek, a demandé au secrétaire d’Etat la reconnaissance du 19 mars, date anniversaire du “cessez-le-feu officiel de la guerre d’Algérie, le 19 mars 1962”, comme journée officielle de commémoration du conflit. La Fnaca rejette la date du 5 décembre, instituée en 2002 par le président Chirac, a-t-il rappelé.
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“Il y a un vieux débat en France autour de ces deux journées (de commémoration)”, a répondu M. Bockel. “Je considère que le 19 mars doit avoir toute sa place. On va continuer à ce que les cérémonies du 19 mars se passent en présence des autorités, des militaires, des élus. (Mais) il ne s’agit pas d’empêcher que d’autres dates puissent avoir leur place. Aucune commémoration ne doit disparaître”, a-t-il souhaité. Une commission, présidée par l’historien André Kaspi, travaille depuis décembre 2007 sur la question des commémorations.