La France, premier investisseur européen hors hydrocarbures en Algérie
L’Agence française pour le développement international relevant du ministère de l’économie et des finances a révélé que la France était le premier investisseur européen hors hydrocarbures en Algérie, avec un volume d’investissements dépassant les 5 milliards de dollars.
- Plus de 380 sociétés françaises ont investi directement, en force même dans les secteurs de l’hydraulique, de l’environnement et de l’assainissement. D’autres domaines ont intéressé les investisseurs de l’hexagone comme l’industrie pharmaceutique, l’équipement médical et hospitalier, la formation, l’expertise, le transport ferroviaire, la production électrique et le marché du véhicule léger et utilitaire.
- Ces sociétés ont permis la création en Algérie de 7 mille emplois directs afin de renforcer leur présence notamment dans la prestation monétique et bancaire à travers les principales banques françaises comme Société Générale, BNP-Paribas et Cetelem.
- L’Agence française pour le développement international souligne que l’Algérie est une destination prioritaire à long terme pour les sociétés françaises en raison de la diversification du marché algérien, ses grandes opportunités de développement, et sa proximité des marchés européens.
- Les IDE français ont atteint, selon la chambre française d’industrie et de commerce, les 5 milliards de dollars, un chiffre qui pourrait bien tripler durant les cinq prochaines années avec la prise prévue de marchés par des groupements français dans le cadre du programme quinquennal 2009-2014 pour lequel le gouvernement a consacré 150 milliards de dollars. La question devrait même être abordée lors de l’entrevue entre le président français et son homologue algérien, la mi-juin, à Paris où devrait se rendre Bouteflika pour une visite officielle.
- L’Agence française d’assurance à l’exportation Coface a enregistré une hausse du nombre de sociétés françaises intéressées par le marché algérien qui est en mutation, considérant que ce marché possède les plus grandes capacités de développements économiques dans la région maghrébine. Le mouvement des entreprises françaises Medef International a été jusqu’à inviter les sociétés françaises à une ouverture rapide sur le marché algérien, pour qu’elles se positionnent avant que la place ne soit accaparée par les entreprises chinoises. La Coface a par ailleurs atténué le classement de l’Algérie dans la zone de risque jugeant que le pays bénéficie d’une situation stable et des réserves des plus importantes sur le continent africain.