La grand-mère de Safia accusée de détournement de mineur
Le tribunal d’Oran a entendu hier les révélations surprenantes de la grand-mère à Safia qui a tenté huit ans durant de garder sa petite-fille avant qu’elle ne soit remise récemment au chrétien-français Cherbouk qui revendique sa paternité. La grand-mère a reconnu devant le juge qu’elle a effectivement caché et essayé de protéger l’identité arabo-musulmane de Safia, qui est non seulement une citoyenne algérienne, mais aussi la fille d’un milliard et demi de musulmans.
- Avec tristesse et un profond désarroi provoqué par le départ de Safia à l’étranger sur décision de la justice algérienne, la grand-mère Ben Nekrouf Safia révèle les détails de l’enlèvement de la fillette, sujet de discorde avec le ressortissant français Cherbouk.
- La grand-mère raconte qu’elle a emmené la petite dans une maison abandonnée dans la ville d’El Maleh à Ain Témouchent, et lui a assuré le gite et le couvert, une semaine durant. Elle nie avoir reçu l’aide de l’oncle Abdallah Belhoucine, précisant que c’est elle-même qui lui a demandé d’acheter literie et vivres.
- Le gardien de la maison ne serait pas non plus impliqué et dit qu’il a seulement remis la clé de la maison sans connaitre l’identité de ses futurs occupants.
- Le mis en cause (Dj.Ch) et voisin de Safia Nekrouf a fait des déclarations similaires et affirmé que sans aucune intention de contribuer à un enlèvement, il n’a fait que recevoir sa voisine et sa petite-fille qui sont restées chez lui pendant deux jours.
- Dans son réquisitoire, le procureur de la république a requis une peine de prison ferme allant de deux à trois ans et une amende de 20 mille dinars à l’encontre des accusés qui comparaissaient pour rapt et détournement de mineur. En attendant le verdict, le 10 août, la défense a demandé à la cour d’innocenter ses clients pour absence de preuves tangibles d’enlèvement, qualifiant l’affaire Safia de “dramatique”, d’autant que l’affaire n’est pas encore close puisque Cherbouk est encore appelé à répondre dans l’affaire relative à la filiation, amenée devant les tribunaux par le père algérien de la fille, Mohammed Yousfi, mais également l’enquête sur la mort de la mère de Safia dans un accident de la route à Arzew.