La justice statuera demain sur le sort de Safia
La famille de la petite Safia attend la décision du juge d’appel auprès du tribunal d’Oran, qui mettra un terme à un douloureux périple qui aura duré 8 ans. L’expertise a démontré une concordance totale de l’ADN de la fillette avec celle de son père algérien contrairement aux affirmations du père français -qualité figurant sur les registres de l’état civil français- qui refuse jusqu’à présent de se prêter aux analyses génétiques.
- La tante de la petite Safia assure que les analyses d’ADN réalisées le 17 mars dernier au laboratoire de la police de Châteauneuf, prouvent la concordance de l’empreinte génétique de la fillette avec celle de son géniteur algérien, Youcef M. En dépit de ces résultats, l’ambassade de France en Algérie refuse d’intervenir pour convaincre Jacques Scharbook de se soumettre aux tests ADN sous prétexte que ce serait « un obstacle pour lui ».
- Selon le dossier en possession de la tante, la petite aurait été enregistrée à l’état civil avec l’usage de faux par Jacques Scharbook immédiatement après sa naissance. La mère aurait frappé à toutes les portes pour rétablir l’ascendance musulmane de Safia et a suscité une large mobilisation dans l’intérêt de la petite « née musulmane et apparentée à un père français impie ».
- Youcef M., le père algérien s’est lui aussi, battu sur plusieurs fronts contre le prétendu père français, pour prouver l’ascendance de Safia.
- Selon la tante, la mère de Safia décédée en 2005, avait divorcé de Youcef M. en mai 2001 avant de partir pour la France alors qu’elle était enceinte de la fillette. Elle aurait contracté un mariage blanc avec Jacques Scharbook le 20 octobre de la même année dans le but de régulariser son séjour. Safia est née le 10 décembre 2001, et Jacques Scharbook a profité de l’état de la mère pour s’accaparer la paternité de la nouveau-née.
- Safia est actuellement entre les mains des autorités algériennes qui refusent de la livrer à Jacques Scharbook en attendant la décision de la cour de justice.