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La marginalisation des savants à l’origine du terrorisme

الشروق أونلاين
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La marginalisation des savants à l’origine du terrorisme

Echorouk a organisé mardi passé une conférence où sont intervenus des savants, des professeurs d’universités, des imams et des prédicateurs aux cotés de repentis autour du thème « Le rôle des savants dans la lutte contre l’extrémisme ».

  • La conférence, animée par notre confrère Mustapha Ferhat au Centre International de Presse, a axé sur la responsabilité des exégètes dans la préservation des jeunes des dangers du fanatisme qui dévie systématiquement vers la violence.
  • Le prédicateur Wadjdi Ghanim a précisé que les savants sont les seuls habilités à trancher sur ce qui est licite et ce qui ne l’est pas et que des dirigeants les consultent sur la gestion des problèmes de société sur la base de la charia.
  • « La mission des imams et savants de la foi ne doit pas se limiter aux mosquées, mais doit guider les gens pour les prémunir des maux et des dérives actuels. Ils doivent descendre de leur piédestal et se mêler au quotidien des citoyens pour une meilleur compréhension de la société », a ajouté Ghanim qui n’a pas manqué de fustiger beaucoup de chaînes satellitaires arabes qui, selon lui, ont brisé les repères des jeunes musulmans et les fondements de la société musulmane.
  • Wadjdi Ghamin a conclu par un appel à tous les savants algériens et musulmans à jouer pleinement leur rôle de guide dans la société.
  • Abdel-Khaliq Abdelhafidh est un repenti venu apporter son témoignage pour éclaircir la raison de ses actes passés. « Il faut combattre les idées par les idées, car celui qui propage des idées obscurantistes peut-être plus meurtrier qu’une arme ». Voilà qui résume en quelques mots la cause des maux des jeunes algériens des années 90.
  • Abdel-Khaliq Abdelhafidh a déclaré avoir suivi des orateurs haineux qui s’en prenaient aux dirigeants qu’ils qualifiaient d’impies car en ces années là, il pensait que les exégètes algériens étaient des ignorants. «Il y a une différence entre le terrorisme et le terroriste. Les personnes meurent et les idées persistent » a-t-il précisé. Il a parlé au nom de tous ses compagnons présents dans la salle, rappelant que des faux prédicateurs leur ont instillé leur poison et insufflé leur haine les amenant à mettre l’Algérie à feu et à sang, à commettre d’infâmes crimes contre leurs frères de race, de souche et de religion.
  • Pour sa part, l’imam d’une mosquée en Suède Hassan Moussa s’est adressé aux algériens et aux étrangers, soulignant que beaucoup de prêches prononcés sur le sujet ne l’ont pas été par des algériens qui souffraient de la dépossession de leur croyance et vivaient dans le désarroi. 
  • Le rôle des savants a régressé à cause de l’inexistence d’une politique claire de combat d’idées par des idées, a poursuivi l’imam et il a ajouté que pour défendre l’Algérie, l’opportunité n’en était offerte qu’en dehors du pays, laissant la voie libre au prêcheurs d’anathème et d’explosions.
  • Selon Hassen Moussa, le plus important aujourd’hui, c’est la réalisation de la réconciliation, et que l’Algérie vive en paix en toute dignité et honneur.
  • L’honorable cheikh Abou Abdessalam a insisté sur le rôle des exégètes de l’Islam pour préserver la nation comme l’ont fait leurs prédécesseurs durant la colonisation. Ce rôle dit-il débute par la connaissance authentique du droit divin et les savants qui ont été de tout temps confrontés à la dissension et à la sédition, n’ont jamais baissé les bras. Ils doivent illuminer la voie des égarés et constituer une référence pour les jeunes.
  • Les ulémas n’ont pas seulement brandi la bannière du combat, mais ont réformé pacifiquement la société bannissant les maux sociaux à l’instar de la dissolution et la corruption.
  • L’intervenant a précisé que les savants n’ont jamais été inquiétés après l’indépendance et qu’ils ont poursuivi leur mission sans interruption aucune.
  • Abdelwahab Hamouda lui, a estimé que l’Algérie a commis des erreurs quant à l’encadrement religieux, erreurs qui ont abouti à la perte de nombre de ses enfants.
  • Le cheikh Youssef, imam à Hussein-Dey, a considéré que les repères sont très importants et que ce sont les savants qui illuminent le chemin de la foi. « Nous n’avons pas failli à notre devoir, durant la décennie sanglante malgré les pressions qui venaient de toutes parts, chacun considérant être sur la voie de la vérité » a déclaré l’imam.

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