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La Présidence reprend-elle en main le dossier libyen?

La Présidence reprend-elle en main le dossier libyen?
D.R
Abdelaziz Bouteflika, président de la République

La visite en Tunisie du directeur du cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, pour rencontrer des personnalités influentes libyennes chez Rached Ghannouchi, a laissé abasourdi plusieurs observateurs.

D’ailleurs, Ahmed Ouyahia a l’habitude d’accueillir à la Présidence le leader d’Ennahdha tunisien, Rached Ghannouchi, lors de ses visites effectuées en Algérie. Des visites qui ne manquent pas de faire couler beaucoup d’encre, mais qui sont justifiées par de vielles relations entre le premier magistrat du pays et cheikh Ghannouchi utilisées, paraît-il, pour trouver une issue à une crise donnée!

Jadis, le dossier libyen était entre les mains du ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel et du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra.

Cependant, la visite d’Ouyahia pour rencontrer Ali Al-Sallabi laisse prétendre que le dossier semble désormais avoir changé de main. En vérité, des observateurs se demandent sur les motifs d’une telle démarche.

Au vu des visites récurrentes, il apparaît que les autorités algériennes parient sur le statut de Ghannouchi et sa formation pour éviter des tensions sécuritaires à l’Afrique du nord. Selon certaines indiscrétions, le patron d’Ennahdha aurait accepté le partage du pouvoir avec ses adversaires politiques en Tunisie sur conseil de Bouteflika. 

C’est pourquoi la présidence de la République compte à présent sur ses services (Ghannouchi) pour régler la crise libyenne qui n’a que trop duré, d’autant plus qu’un accord aurait été entre celui-ci et le président tunisien, Béji Caïd Sebsi sur ce sujet qui préoccupe autant les pays de la région.

Abdelkader Messahel a, faut-il le rappeler, tenté au cours de ces dernières années de rassembler les frères antagonistes libyens. Toujours dans le cadre de la recherche d’une solution à cette crise, le premier ministre, Abdelmalek Sellal a lui-aussi reçu d’éminentes personnalités libyennes, à l’image de Fayez Al-Sarraj, président du Conseil présidentiel du gouvernement d’entente nationale de Libye, le président du Parlement libyen, Salah Akila et chef de l’Armée libyenne, le maréchal Khalifa Haftar.

Cependant, ces multiples rencontres n’ont pas abouti au résultat escompté, car Haftar à son retour en Libye a refusé de s’asseoir à la même table avec Al-Sarraj, en prônant l’option militaire dans la résolution de la crise. 

Les démarches entreprises ensuite par Haftar, à savoir ses visites à Moscou, la réception du ministre russe de la Défense, son intention de rendre effectif le contrat d’armement conclu par Kadhafi,  font que l’Algérie passe à la vitesse supérieure à l’effet de mettre en avant l’option politique pour atteindre les objectifs tant espérés. 

L’implication de la Présidence dans le processus de recherche d’une solution qui devrait arranger les belligérants libyens est de nature à donner plus de chances de réussite à la médiation algérienne dans la mesure où le chef de l’Etat aurait jugé plus judicieux de confier une telle mission à celui qui a réussi, début 1990, en l’occurrence Ahmed Ouyahia, à convaincre les antagonistes maliens à mettre fin à la crise de l’Azawad I.

En outre, il aurait estimé que les efforts déployés par le MAE étaient limités et que les résultats sont loin d’être concrétisés.

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