La question sécuritaire dans la région maghrébine est une responsabilité collective
Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Daho Ould Kablia, a affirmé dimanche à Rabat (Maroc) que la question sécuritaire dans la région du Maghreb arabe est une “responsabilité collective” nécessitant des efforts “concertés” en vue de la mise en place d’une coopération “réelle et efficace” dans ce domaine.
“La volonté de l’Algérie de se focaliser sur la question sécuritaire dans le Maghreb arabe émane de sa conviction que la problématique d’asseoir la sécurité dans la région constitue une responsabilité collective”, a déclaré Ould Kablia, lors de son intervention devant le Conseil des ministres de l’Intérieur des pays de l’Union du Maghreb arabe (UMA) tenu dans la capitale marocaine.Cela nécessite, selon lui, des efforts concertés pour “la mise en place d’une coopération réelle et efficace dans ce domaine”. Il a ajouté que cette coopération était impérative devant l’augmentation des actes terroristes, du crime organisé transnational notamment le trafic d’armes, le trafic de drogue, le blanchiment d’argent et l’immigration illégale.”Le dernier acte terroriste ayant visé, en janvier dernier, le site gazier de Tiguentourine à In Amenas constitue une image vivante confirmant que le terrorisme n’avait pas de nationalité et qu’il pouvait atteindre n’importe quel pays”, a déclaré le ministre algérien avant de saluer l’élan de solidarité exprimé par les pays maghrébins envers l’Algérie.
Il rappelé, dans ce cadre, l’intensification des efforts au niveau des Etats et à l’échelle maghrébine, à travers l’échange d’informations, d’analyse et d’expertise en vue de mettre la pression sur les groupes terroristes et les empêcher de traverser les frontières d’un pays à l’autre.
Ould Kablia a ensuite noté que l’activité terroriste dans la région maghrébine constituait “une grande menace sur la sécurité et la stabilité régionales”.
“Plus grave encore, il y a un lien entre les groupes terroristes et les réseaux criminels”, a-t-il dit, estimant que “l’un se nourrit de l’autre”.
Il a préconisé, à ce sujet, “l’assèchement” de toutes les sources de financement du terrorisme par la mise en place d’un mécanisme et d’un cadre appropriés, d’une coordination des positions en tant que groupe maghrébin “homogène” à l’effet de sensibiliser la communauté internationale, particulièrement contre la remise de rançons aux groupes terroristes.
A cette effet, le ministre a insisté sur la coopération dans les domaines juridique et judiciaire et sur la redynamisation des accords bilatéraux et intermaghrébins, en œuvrant à lutter contre le fanatisme et l’extrémisme comme sources de violence et terrorisme, et ce, a-t-il dit, par l’association des différents acteurs de la société civile.