Lakhdar Bouragaa traite Ben Cherif de cadavre
Lakhdar Bouragaa
Le commandant Lakhdar Bouragaa, dirigeant à la wilaya IV, a invité le Colonel Ahmed Ben Cherif à un face-à-face historique devant les journalistes et les chercheurs spécialistes de l’histoire de la révolution, afin de répondre aux calomnies lancées contre lui par Ben Cherif, et qu’il considère comme une offense à l’histoire de la révolution et une minimisation de la lutte du peuple algérien contre la colonisation française.
- Lakhdar Bouragaa a déclaré à Echorouk, en réponse aux critiques de Ben Cherif, que ce dernier a rejoint la révolution par erreur, et la wilaya IV pour y semer la pagaille. Il dira que Ben Cherif souffre de chômage politique et d’une maladie chronique qui affecte nombre de faibles de caractère et de personnalité.
- L’auteur de “Témoin de l’assassinat de la révolution” a conseillé son compagnon d’arme de se poster au bord de la route nationale n°01 près de son domicile, pour être salué par les passants comme il avait l’habitude de faire.
- Bouragaa poursuit en proposant au commandant de la gendarmerie nationale sous l’ère du défunt Boumediene de l’affronter en face-à-face sur le sujet de la révolution s’il a, dit-il, le courage qu’il se prétend.
- Si Lakhdar ne mâche pas ses mots et estime que le Colonel Ben Cherif a choisi ce moment précis pour l’attaquer sur la question de la révolution car il souffre d’isolement et veut par cette sortie attirer sur lui l’attention des médias.
- «Je ne veux pas lui accorder trop d’importance car je n’ai pas l’habitude d’attaquer les cadavres, comme l’a fait Ben Cherif en août 1962 entre Sour El Ghozlane et Ksar El-Bokhari, lorsqu’il a procédé à l’élimination de sang froid des jeunes Capitaines Ali Khalfouni et Youssef, bien qu’ils aient été blessés au champ de bataille lors de la crise de l’été 1962», raconte notre interlocuteur.
- Ben Cherif connaissait les deux officiers, selon Bouragaa qui explique que le seul tort des victimes est qu’elles savaient que Ben Cherif faisait partie des assoiffés de pouvoir et qu’elles l’avaient dénoncé. Si Lakhdar choisit à l’époque de fermer les yeux.
- Bouragaa affirme que Ben Cherif n’est pas reconnaissant vis-à-vis du bien que lui ont fait les autres. «Après mon arrestation par le pouvoir en 1967, Ben Cherif s’est emparé de ma maison après avoir expulsé ma famille de nuit en faisant appel à la gendarmerie nationale qu’il dirigeait alors. Je n’ai pu récupérer ma maison qu’après ma sortie de prison en 1975».
- Notre interlocuteur se dit étonné de l’attitude du Colonel à la retraite après tous les services qu’il lui a rendus, notamment dans les années 1962.
- L’ancien responsable au sein du FFS a indiqué avoir tenté de joindre Ben Cherif avant-hier pour essayer de comprendre ses allégations, mais le Colonel a refusé de lui parler. Bouragaa souligne qu’il connait beaucoup de vérités sensationnelles au sujet de Ben Cherif qu’il préfère garder pour plus tard.